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La course sur le web

Radio-Canada

Journaliste: Sophie-Hélène Lebeuf (Nouvelle fenêtre)

La campagne libérale dans la blogosphère

Plus d'une centaine de blogues, pour la grande majorité en anglais, se consacrent de près ou de loin à la course à la direction libérale. Cerberus, un des principaux blogues libéraux, répertorie notamment près de 80 blogues qui prennent position en faveur de l'un ou de l'autre des chefs aspirants, excluant ceux des candidats.

Stéphane Dion, Michael Ignatieff et Gerard Kennedy mènent le bal, avec une vingtaine de sites dédiés à chacun. Régulièrement mise à jour, cette section du site présente également une liste de blogues plus généraux. Le site Liblogs, fait par des membres du parti, offre lui aussi une liste des blogues prolibéraux.

Le spectre de la blogosphère s'étend des chroniques d'humeur de « politophiles » amateurs à l'analyse sérieuse, comme sur le blogue du chroniqueur Michel C. Auger, en passant par les rumeurs qui circulent. Certains s'intéressent à la vie politique libérale en général, « d'un océan à l'autre », d'autres abordent tour à tour des thèmes de campagne, des événements marquants de la course, comme l'histoire du financement de la course de Joe Volpe, ou la réaction de certains candidats à l'actualité, comme la guerre au Liban.

« S'il fallait désigner une « première étoile » à ce débat, ce serait Stéphane Dion, qui a su montrer qu'il était à l'aise - et même capable d'humour - en anglais. [...] S'il faut trouver un perdant dans ce débat, ce serait le fait français. »
- Extrait du blogue de Michel C. Auger, 11 juin 2006

Pour sa part, le site Calgary Grit, l'un des principaux sites en faveur du Parti libéral, explique entre autres de façon détaillée comment retracer sur le site d'Élections Canada le nom de tous les donateurs aux courses des différents candidats avec le montant octroyé. Très utile, car autrement, l'information est difficile à trouver.

Preuve de l'importance du web pour les candidats, ceux-ci envoient leurs communiqués aux blogueurs et s'entretiennent avec eux. À titre d'exemple, Calgary Grit - encore lui! -, a approché Michael Ignatieff pour l'interviewer.

À la suite de la mise en ligne de ses réponses, plusieurs de ses adversaires ont eux-mêmes approché le créateur du site pour lui demander s'ils pouvaient lui accorder une entrevue!

Certains sites se prononcent contre des candidats. C'est le cas de « Joe must go - Now! », la pétition en ligne contre Joe Volpe.

Un autre exemple: Stop Iggy, qui s'inquiète de la candidature de Michael Ignatieff, les créateurs du site trouvant ses positions trop à droite. D'autres, comme le blogue de Shoshana Berman, évaluent quels candidats devraient se retirer de la course ou encore, comme ABCer in Toronto, proposent de fonder un autre parti si Joe Volpe devient chef du parti.

Certains sites s'attaquent aux mêmes têtes de Turc, mais préfèrent tout simplement s'en moquer.

Dans son blogue, Rick Mercer (l'animateur de The Rick Mercer Report, une émission aussi irrévérencieuse qu'Infoman diffusée au réseau CBC) a soumis aux internautes une photo de Michael Ignatieff, leur demandant d'envoyer des photomontages.

Plusieurs ont répondu à sa requête. Le résultat: Michael Ignatieff déguisé en clown, avec le bonhomme Pillsbury ou encore en compagnie de Stephen Harper et de Darth Vador...

Avec ses faux témoignages d'enfants, le site Youth for Volpe tourne pour sa part en dérision la nouvelle sur des enfants ayant contribué à sa campagne.

Les blogueurs conservateurs ne sont pas en reste. Le site Blue Blogging Soapbox, par exemple, a également analysé les sites de tous les candidats. La deuxième version du site de Michael Ignatieff remporte la palme avec 8,5 points sur 10. La première version du site de Martha Hall Findlay termine loin derrière tous les autres avec 0...

Mais il ne faut surtout pas choisir de traduire le blogue en français comme l'offre le site, le traducteur automatique s'exécutant de façon très approximative. Cela donne par exemple: « Quelques emplacements montrent le potentiel et en tant que monsieur plus sage que moi ont dit, ils ne commenceront probablement pas à frapper leur pas avant un mois ou ainsi dans la campagne. »

Sur les traces de Howard Dean...

Aux États-Unis, la campagne sur le web du démocrate Howard Dean, notamment grâce à un blogue, a suscité un véritable engouement lors des élections primaires américaines de 2003-2004. Les dons qu'il a recueillis sur Internet (multiplication de petites sommes, en moyenne de 80 $, plutôt que de grosses contributions provenant de riches donateurs) ont fracassé le record du parti pour le financement des primaires.

Les observateurs voient Howard Dean comme le premier candidat qui a su exploiter les forces d'Internet à l'échelle nationale, particulièrement en faisant participer directement les électeurs au processus électoral.

Au Canada, on ne peut pas dire qu'Internet a un impact aussi grand sur les courses à la direction. Mais le « World Wide Web » prend de plus en plus de place dans le paysage politique canadien. Les sites consacrés à la course à la direction libérale sont déjà nombreux, et les candidats eux-mêmes misent sur cet outil. La course est encore jeune: gageons que de nombreux sites qui commenteront « l'événement le plus excitant de ces derniers temps » (pour citer Martha Hall Findlay » verront le jour avant le fatidique congrès de cet automne.

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