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Escalade de menaces

Radio-Canada

Le chef du Hezbollah prévient Israël que Tel-Aviv sera visée si le centre de Beyrouth est bombardé. Israël répond qu'il anéantira toutes les infrastructures du Liban si Tel-Aviv est touchée.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a menacé jeudi de lancer des roquettes sur Tel-Aviv si Israël bombarde le centre de Beyrouth.

« Si vous bombardez notre capitale, nous bombarderons la capitale de votre entité agressive », a déclaré le chef du mouvement chiite dans une déclaration diffusée jeudi par les principales chaînes de télévision libanaises.

Il faisait ainsi une référence explicite aux déclarations du chef d'état-major israélien, Dan Haloutz, qui a dit, la veille, envisager de nouveaux raids dans la région de Beyrouth. Israël prépare d'ailleurs le terrain pour de nouvelles frappes sur les quartiers chiites de la capitale. Son aviation a largué des tracts sur plusieurs quartiers de la capitale, pressant les habitants de fuir.

Hassan Nasrallah a aussi assuré que le Hezbollah cesserait ses tirs de roquette contre le territoire israélien lorsque l'armée israélienne arrêterait d'attaquer les secteurs du Liban abritant des civils.

Tout en admettant que l'armée israélienne avait avancé sur plusieurs fronts du Liban-Sud, il a affirmé qu'elle piétinait en ne se montrant « capable que de bombarder des civils, des femmes et des enfants ». Il a également démenti les déclarations de plusieurs dirigeants israéliens, selon lesquelles ses milices étaient profondément affaiblies.

Le chef du Hezbollah a exigé la libération immédiate et sans condition des cinq Libanais enlevés mardi lors d'une opération commando à Baalbek, dans l'est du pays.

Enfin, Hassan Nasrallah a accusé le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, et son armée d'être les instruments du président américain George W. Bush, véritable responsable de l'offensive israélienne au Liban.

« Je vous garantis que, quelle que soit l'issue de la guerre, le Liban ne sera ni Américain, ni Israélien, et que le Liban ne servira pas non plus d'une de ces bases au nouveau Moyen-Orient cher à George W. Bush et à Condoleezza Rice », a-t-il lancé.

La réponse israélienne

L'État hébreu a menacé d'anéantir toutes les infrastructures libanaises si Tel-Aviv était attaquée par les roquettes du Hezbollah. C'est ce qu'a rapporté la télévision publique israélienne, qui citait un haut responsable militaire non identifié.

« Nous prenons les menaces [du Hezbollah] très au sérieux », a pour sa part déclaré le commandant de la défense passive, le général Yitzhak Gershon.

La semaine dernière, le chef radical s'était engagé à viser le centre de l'État hébreu si davantage de civils libanais étaient tués. Mercredi, le mouvement chiite a réussi à toucher une localité située à 70 km de la frontière libanaise, la cible la plus éloignée jamais atteinte par une roquette depuis le début de l'offensive israélienne, le 12 juillet. Tel-Aviv est située à 130 km au sud de la frontière.