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Nouveaux raids sur Beyrouth

Radio-Canada

L'armée israélienne poursuit ses bombardements sur la banlieue sud de la capitale et d'autres régions du pays, tandis que le Hezbollah tire plus de 200 roquettes sur le nord de l'État hébreu.

Au Liban, les hostilités entre l'armée israélienne et le Hezbollah se sont poursuivies pour une 23e journée consécutive.

Jeudi, le Hezbollah a tiré plus de 200 roquettes sur le nord d'Israël et sur le plateau syrien occupé du Golan. Cette nouvelle salve a fait huit morts et plusieurs blessés du côté israélien, portant le total des civils ayant péri dans cette guerre à 27.

De son côté, l'aviation israélienne a pilonné la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, pour la seconde nuit consécutive. Deux missiles ont été tirés sur les quartiers de Roueiss et Haret-Hreik. Des bombardements ont aussi visé le quartier d'Ouzaï, proche de l'aéroport au sud de la capitale.

Tel-Aviv avait menacé d'étendre ses bombardements à des quartiers jusqu'à présent épargnés, comme ceux de Roueiss et d'Ouzaï. Jeudi, des tracts conseillant à la population de fuir ont été largués par avion.

Des dizaines de raids aériens ont également visé la plaine orientale de la Békaa et des objectifs dans le nord du pays, près de la frontière syrienne. Au moins trois raids ont visé les environs de Baalbek, bastion du Hezbollah, tuant une jeune fille et blessant trois autres civils blessés.

L'aviation israélienne a aussi continué à bombarder plusieurs villages du Liban-Sud, dans les régions de Tyr et Nabatiyé. Deux civils ont été tués dans leur voiture près de Jouaya, et trois membres d'une même familles ont péri dans leur maison à Taïbeh.

Pendant ce temps, les violents combats se sont poursuivis dans le sud du pays, où Tsahal a déployé 10 000 hommes. Selon la police, les forces israéliennes ont pénétré dans plus de 20 localités de la région.

L'armée israélienne a annoncé la mort de quatre de ses soldats dans ces combats, portant à 41 le nombre de militaires israéliens tués depuis le début du conflit. Si l'on tient compte des morts civiles, il s'agit de la journée la plus meurtrière pour l'État hébreu.

De son côté, le Hezbollah déplore la perte de quatre combattants, pour un total de 48 morts depuis le 12 juillet. Des sources libanaises indiquent toutefois que la milice chiite aurait perdu environ 80 hommes, alors qu'Israël dit en avoir tué 300.

Les forces israéliennes veulent prendre le contrôle d'une zone frontalière de 6 à 8 km de profondeur pour y chasser les combattants chiites qui continuent à tirer des roquettes sur le nord de son territoire. En outre, le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, a ordonné à ses troupes de se tenir prêtes pour une éventuelle prise de contrôle jusqu'au fleuve Litani, à 30 km au nord de la frontière israélienne.

Olmert optimiste

Le premier ministre israélien, Ehoud Olmert, a soutenu qu'Israël était près d'avoir atteint son objectif au Liban. « Le Hezbollah devra réfléchir à deux fois, trois fois, ou même davantage avant de nous attaquer, et je pense que nous sommes très proches de cet objectif », s'est félicité le chef du gouvernement dans un entretien au quotidien français Le Monde publié jeudi.

Le ministre israélien de la Justice, Haïm Ramon, a évoqué pour sa part les alentours du 12 août pour la fin de l'offensive. M. Olmert a toutefois prévenu que la campagne militaire contre le Hezbollah se poursuivrait jusqu'au déploiement d'une force internationale de 15 000 hommes dans le sud du Liban.

Le premier ministre israélien a aussi affirmé que l'État hébreu n'avait aucune intention d'occuper le territoire du Liban ou d'attaquer Beyrouth. Il a ajouté qu'il n'avait pas non plus comme objectif de renverser le premier ministre libanais, Fouad Siniora.

Ce dernier a quant à lui indiqué, jeudi, que l'offensive israélienne entamée le 12 juillet avait fait 900 morts, 3000 blessés et un million de déplacés, soit un quart de la population.

La veille, les autorités libanaises ont estimé que les dégâts occasionnés par les bombardements israéliens se chiffraient déjà à 2,5 milliards de dollars. Cette somme ne représente que les coûts de reconstruction.

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