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Les environnementalistes sur le pied de guerre

Radio-Canada

La coupe forestière est de nouveau permise à Clayoquot Sound, sur l'île de Vancouver, région désignée réserve de la biosphère par l'UNESCO.

Les environnementalistes se préparent à repartir sur les sentiers de la guerre à Clayoquot Sound.

Cette région, au large de Tofino, sur l'île de Vancouver, a été exempte de toute exploitation forestière depuis 12 ans.

Toutefois, le Conseil de la région centrale de Clayoquot Sound, formé de cinq clans de la nation autochtone Nuu-chah-nulth et de représentants locaux et provinciaux, chargés de gérer les activités de la région, a pris la décision de permettre à nouveau la coupe de bois. Ce revirement vise à relancer l'économie des communautés autochtones.

Les compagnies forestières doivent maintenant soumettre leurs plans d'exploitation, ce qui devrait prendre quelques années.

L'âge moyen des arbres de Clayoquot Sound va de 600 à 1000 ans. La région est d'ailleurs désignée réserve de la biosphère par l'UNESCO depuis 2000. Avec la décision du Conseil, c'est 90 000 hectares, soit 60 % de cette forêt ancienne, qui seront dorénavant accessibles aux compagnies forestières.

Selon Jim Lornie, vice-président du Conseil de la région centrale de Clayoquot Sound, il n'y aura pas de coupe à blanc, mais plutôt des coupes sélectives. De plus, seulement 1 % de chaque zone pourra être coupé chaque année.

Mais c'est encore trop pour les environnementalistes, qui affirment qu'à ce rythme, tous les vieux arbres auront disparu dans moins de 100 ans.

En 1993, Clayoquot Sound a été le théâtre d'importantes manifestations d'environnementalistes, initiées par la nation Nuu-chah-nulth, connues sous le nom de « War in the woods ». Près de 10 000 personnes, des milliers provenant d'autres parties du monde, avaient alors bloqué les routes forestières, empêchant la coupe du bois ancien. Les protestataires avaient aussi appelé à un boycottage international des produits forestiers de la Colombie-Britannique. Plus de 800 manifestants avaient été arrêtés au cours de cet été.

En 1999, on était arrivé à une entente permettant aux compagnies forestières de couper des arbres seulement dans les zones les moins contestées.