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Évacuation chaotique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Seulement un des sept bateaux affrétés par le gouvernement canadien se présente au port de Beyrouth, permettant à 260 ressortissants de quitter le pays. Au moins 1600 autres attendent toujours.

Le Canada a commencé, mercredi, à évacuer ses ressortissants qui se trouvent au Liban, cible d'intenses bombardements israéliens depuis huit jours.

Mais l'opération au Centre international des expositions, dans le port de Beyrouth, s'est déroulée dans la confusion et la panique. Au moins 1800 ressortissants canadiens ont tenté, dans la bousculade, de se faire admettre à bord des navires affrétés par le Canada. Massés le long d'un grillage, ils ont attendu pendant des heures sous un soleil brûlant, sans eau ni installations sanitaires.

Ceux qui étaient dûment inscrits pour partir ont finalement été rassemblés dans une salle, où ils ont encore attendu pendant de nombreuses heures. L'ambassadeur du Canada au Liban, Louis de Lorimier, s'est adressé à la foule, qui l'a chahuté à quelques reprises.

Seulement un des sept bateaux réquisitionnés par le gouvernement canadien s'est présenté au port de Beyrouth. Au total, 260 personnes ont pu quitter le pays. Les propriétaires des autres navires chargés d'évacuer les Canadiens ont réclamé plus de garanties de sécurité des autorités canadiennes avant de se rendre au Liban.

Du port de Beyrouth, les Canadiens seront transportés vers Chypre et vers la Turquie, d'où des avions nolisés les emmèneront directement au Canada. De passage en France, le premier ministre Stephen Harper a annoncé qu'il se rendait lui-même à Chypre pour ramener à bord de l'avion des Forces armées jusqu'à 120 ressortissants canadiens.

Il s'agit de la plus importante opération d'évacuation du genre de l'histoire du Canada.

D'autres familles de Canadiens d'origine libanaise sont parvenues à fuir le pays par leur propres moyens. Certaines d'entre elles sont arrivées au pays mardi et mercredi, au plus grand soulagement de leurs proches.

Résidents et citoyens: nouveau rectificatif

Le bureau du ministre fédéral des Transports, Lawrence Cannon, a indiqué mercedi soir que les résidents permanents du Canada ne seront évacués du Liban que s'ils font partie de la famille immédiate d'un citoyen canadien.

Cette précision survient après les déclarations du ministre Cannon, qui a affirmé plus tôt dans la journée qu'il il n'y aurait aucune distinction entre les citoyens canadiens et les résidents permanents canadiens lors de l'opération d'évacuation. M. Cannon réagissait lui-même à l'information publiée dans La Presse, selon laquelle seuls les citoyens canadiens seraient pris en charge par Ottawa.

En outre, le ministre Cannon a indiqué qu'entre 20 000 et 25 000 personnes s'étaient inscrites à l'ambassade canadienne à Beyrouth. Le nombre de ces personnes qui souhaitent être évacuées demeure cependant inconnu, a-t-il ajouté.

Le Canada est le pays qui compte le plus grand nombre de ressortissants au Liban, soit environ 50 000.

L'évacuation des autres ressortissants se poursuit

Les ressortissants des autres pays occidentaux continuent d'être évacués par centaines du Liban. Plusieurs États avaient commencé à les rapatrier dès la fin de semaine.

Un bateau de croisière transportant plus de 1000 Américains a quitté Beyrouth mercredi à destination de Chypre. C'est la première évacuation de masse de citoyens américains par bateau depuis le début de l'offensive israélienne.

Deux navires de guerre pouvant transporter chacun 500 passagers doivent également accélérer l'évacuation des Britanniques. L'ambassade de Grande-Bretagne a annoncé qu'elle poursuivrait jeudi l'évacuation des milliers de Britanniques présents au Liban et de « leur famille immédiate, quelle que soit leur nationalité » d'origine.

Plusieurs centaines de Français, Norvégiens et Britanniques ont déjà réussi à quitter la capitale libanaise.

Par ailleurs, un navire grec loué par le gouvernement australien pour évacuer 350 personnes sur Chypre n'a pu arriver mercredi comme prévu.

Environ 700 Allemands sont déjà partis soit avec le premier navire français lundi, soit par voie terrestre vers la Syrie. Une cinquantaine d'autobus sont attendus mercredi pour acheminer encore 2500 Allemands vers Damas. Et six autres bus devaient rejoindre la Turquie pour une évacuation à bord d'un avion militaire.

Les gouvernements occidentaux ont reçu la garantie d'Israël que leurs ressortissants pourront être transférés sans risque hors du pays, a indiqué l'ambassadeur d'Allemagne au Liban.

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