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Des achats militaires de 15 milliards

Radio-Canada

Le premier ministre Stephen Harper annoncera la semaine prochaine, lors d'une tournée canadienne, l'acquisition de bateaux, de camions, d'hélicoptères et d'avions de transport pour les Forces canadiennes.

Pour prouver son engagement envers les Forces canadiennes, Stephen Harper passe à l'offensive.

Radio-Canada a en effet appris que le premier ministre fera l'annonce, la semaine prochaine, d'une série d'achats d'équipements militaires, d'une valeur totale de quelque 15 milliards de dollars.

Pour mieux insister sur le fait que l'armée canadienne est une priorité de son gouvernement, le premier ministre répartira ses annonces dans le cadre d'une tournée canadienne de quatre jours.

Lundi, à Halifax, il donnera le feu vert pour l'achat de trois bateaux de ravitaillement, au coût de 2,1 milliards de dollars. Et le Québec pourrait bénéficier de cet investissement: le chantier maritime Davie, situé à Lévis, près de Québec, est en lice pour recevoir une partie du contrat.

Coïncidence, Québec sera le deuxième arrêt de ce voyage de Stephen Harper, mardi. Le premier ministre annoncera alors l'achat de camions militaires pour 1,1 milliard.

Ce sera suivi mercredi par une visite à Edmonton, pour lancer le processus d'achat de 15 hélicoptères, un contrat de 4,2 milliards de dollars qui fera l'objet d'un appel d'offres. Dans le secteur aéronautique, plusieurs s'entendent pour dire que Boeing aura une longueur d'avance, avec son modèle d'hélicoptère Chinook.

Enfin, jeudi, à Trenton, M. Harper annoncera un autre appel d'offres pour remplacer la flotte de 15 avions de transport Hercules, une dépense de 4,6 milliards, qui inclut les coûts d'entretien. Les deux tiers des Hercules des Forces armées datent des années 1960, et plusieurs sont considérés dans un état dangereux.

Toujours à Trenton, le premier ministre Harper confirmera l'achat de quatre gros porteurs C-17 de Boeing, un contrat de 3 milliards de dollars sans appel d'offres. L'absence de concurrence avait fait l'objet de critiques à Ottawa, puisque l'entretien de ces appareils sera confié à l'un des centres Boeing des États-Unis. Le Canada ne compte aucun centre du genre et n'a pas l'intention d'en construire.

Pour apaiser les craintes, le ministre de l'Industrie, Maxime Bernier, a rencontré le président de Boeing, la semaine dernière à Washington, afin de tenter d'obtenir des garanties de retombées économiques pour le Canada dans ce dossier.

Devant cette multitude d'annonces d'investissements, le chef d'état-major des Forces canadiennes, le général Rick Hillier, a parlé de « la fin d'une décennie de noirceur ».