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Le PQ et le PLQ ont profité de la manne

Radio-Canada

Selon ce qu'a appris Radio-Canada, un rapport du Directeur général des élections, commandé à la suite de la commission Gomery, révèle que des contributions illégales de Groupaction ont bel et bien été versées au Parti québécois et au Parti libéral du Québec.

Radio-Canada a appris que le Directeur général des élections révélera, dans un rapport qui sera déposé aujourd'hui, que des contributions illégales ont été versées au Parti québécois et au Parti libéral du Québec par Groupaction et par Jean Brault, l'un des principaux acteurs du scandale des commandites.

Le rapport a été rédigé par le juge à la retraite Jean Moisan, qui a enquêté sur certaines révélations faites à la commission Gomery et qui concernent les partis politiques du Québec.

La commission Gomery avait déterminé que des contributions illégales totalisant 21 000 $ avaient été versées par Groupaction au Parti québécois. Le PQ s'était empressé de rembourser cette somme. Or, le rapport du juge Moisan va plus loin. Son enquête révèle en fait que le PQ a reçu plus de 40 000 $ des employés de Groupaction, en contributions illégales, pour lesquelles des pièces justificatives ont été fournies.

Dans son témoignage devant la Commission Gomery, le président de Groupaction, Jean Brault, avait affirmé avoir fait une contribution de 50 000 $ au Parti libéral du Québec par l'entremise du Groupe Everest, juste avant l'élection générale de novembre 1998. Selon les informations obtenues par Radio-Canada, Jean Moisan détaille dans son rapport certaines contributions illégales versées au Parti libéral du Québec.

Pendant cette enquête à huis clos, le juge à la retraite a interrogé une soixantaine de personnes, dont le premier ministre du Québec, Jean Charest. Radio-Canada a appris que Jean Charest a dû répondre à des questions précises sur la façon dont il a financé sa campagne électorale de 1998 et sur les agissements de son entourage. Toutefois, rien dans son témoignage ne l'aurait incriminé.

Le Directeur général des élections du Québec fera des recommandations à l'Assemblée nationale afin de rendre la loi électorale plus efficace. Des poursuites pénales contre les contrevenants semblent toutefois peu probables, puisque la loi ne les autorise pas lorsque les événements remontent à plus de cinq ans.