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Plaidoyer pour une escouade des crimes non résolus

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les frères de Theresa Allore demandent à Québec de créer une escouade des crimes non résolus. Selon eux, le taux d'homicides non résolus est plus élevé au Québec qu'ailleurs au Canada.

Les deux frères de Theresa Allore, une étudiante ontarienne retrouvée morte à Compton, au printemps 1979, demandent à Québec de créer une escouade policière chargée des morts suspectes non résolues.

Cette demande survient alors qu'une battue visant à retrouver le moindre indice qui aurait pu échapper à la police à l'époque aura lieu samedi dans le secteur où son corps a été retrouvé.

Le corps de la jeune femme, qui fréquentait le Collège Champlain, a été découvert à un kilomètre de sa résidence d'étudiants en avril 1979, soit cinq mois après sa disparition.

Une enquête policière a conclu à une surdose de drogues, alors que le coroner parle d'une mort violente. Les frères de la jeune femme, Andre et John Allore, sont convaincus qu'elle a été assassinée par un tueur en série.

Dans une autre entrevue accordée au National Post, ils soutiennent être parvenus à tracer le profil de plusieurs agressions survenues dans la région il y a plus de 25 ans.

En 20 mois, soutient John Allore, deux autres jeunes filles, Louise Camirand et la petite Manon Dubé, ont été retrouvées mortes dans la région. Il est d'ailleurs parvenu à faire rouvrir l'enquête de la Sûreté du Québec en 2002.

L'idée est d'ailleurs partagée par le groupe d'étudiants en criminologie qui a relancé cette affaire en placardant des affiches dans des villages de la région, dont celui de Compton.

Selon Andre et John Allore, le taux d'homicides non résolus est plus élevé au Québec qu'ailleurs au Canada.

Demande similaire pour les disparitions

Le président de l'Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD), Pierre-Hugues Boisvenu, réclame lui aussi la création d'une escouade provinciale unique pour les meurtres et les disparitions non résolus.

À l'heure actuelle, chaque corps de police a ses propres enquêteurs. M. Boisvenu souhaite plutôt qu'ils agissent sous un même commandement, pour assurer une meilleure concertation.

Le président de l'AFPAD, qui croit que cette escouade permettrait d'obtenir de meilleurs rendements, demande au ministre de la Sécurité publique, Jacques Dupuis d'intervenir.

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