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Harper met un bémol

Radio-Canada

Dans une entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, le premier ministre affirme que le problème du déséquilibre fiscal entre Ottawa et les provinces n'est plus aussi important qu'avant.

Dans une entrevue à l'émission Les coulisses du pouvoir, qui sera diffusée dimanche à Radio-Canada et au RDI, le premier ministre Stephen Harper affirme que le problème du déséquilibre fiscal n'est plus aussi criant qu'auparavant.

Cette déclaration sème l'inquiétude à Québec, alors que le gouvernement conservateur n'a pas encore entamé les négociations avec les provinces.

« La situation avec le déséquilibre fiscal s'améliore », soutient le premier ministre Harper dans une entrevue accordée à Daniel Lessard.

Le chef conservateur fait valoir que le gouvernement fédéral n'a pas une grande marge de manoeuvre. « À l'avenir, les surplus du fédéral seront plus petits que maintenant », dit-il.

En revanche, il estime que les provinces se portent de mieux en mieux sur le plan financier. « Les déficits des provinces commencent à disparaître, et elles commencent à avoir des surplus », pense-t-il.

M. Harper croit par ailleurs qu'il devra imposer un accord aux provinces, ces dernières n'étant pas d'accord sur la façon de régler le déséquilibre fiscal. « C'est probablement la méthode que je vais choisir », dit-il, soulignant que le Canada « n'est pas tout le temps une fédération facile à gouverner ».

Ces déclarations ont fait sursauter le premier ministre du Québec, Jean Charest, qui s'est empressé de rappeler que rien n'a changé depuis que les conservateurs ont promis de régler le déséquilibre fiscal. « Il vivra avec aussi parce que vous avez été témoins comme moi de la campagne électorale », avance-t-il.

M. Charest n'a pas l'intention de laisser Ottawa s'en tirer à rabais. « Je ne m'étonne pas que les gens négocient, mais on s'entend sur une chose: il y aura des transferts additionnels pour le Québec. »

Les conservateurs se défendent d'être en train de baisser la barre du déséquilibre fiscal. Ils font valoir que leur budget a permis aux provinces d'empocher davantage, dès cette année. Mais les attentes des provinces à ce chapitre sont élevées.