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Al-Zarqaoui tué dans un raid

Radio-Canada

Le premier ministre irakien confirme la mort du chef d'Al-Qaïda en Irak, Abou Moussab Al-Zarqaoui, lors d'un bombardement aérien américain au nord de Bagdad.

Le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki a annoncé en personne l'élimination du chef de la branche irakienne d'Al-Qaïda, Abou Moussab Al-Zarqaoui. L'homme de 39 ans a été abattu mercredi soir en compagnie de 6 autres personnes lors d'un raid aérien des forces américaines, dans le cadre d'une opération militaire conjointe irako-américaine.

Les services de renseignement américains avaient découvert que Zarqaoui devait participer à une réunion près de Bakouba, au nord de Bagdad. Un de ses principaux lieutenants serait mort lors du bombardement ainsi qu'une femme et un enfant. Les services de renseignements jordaniens ont aussi participé à l'opération.

Le général George Casey, commandant des forces américaines d'occupation, a tenu à préciser que les renseignements sur Zarqaoui avaient été obtenus auprès de hauts dirigeants de sa propre organisation. Les forces américaines ont réussi à identifier le corps grâce à ses empreintes digitales et à ses cicatrices.

Le général Bill Caldwell, porte-parole des forces américaines en Irak, a exhibé une photo du corps d'Al-Zarqaoui, barbu, lors d'une conférence de presse télévisée. Le général estime probable qu'un de ses lieutenants, l'Égyptien Abou Al-Masri, lui succède.

Le réseau terroriste Al-Qaïda a confirmé la mort du chef de sa branche irakienne, Abou Moussab Al-Zarqaoui, dans un communiqué publié sur le site Al-Hesbah, considéré comme le site officiel de l'organisation terroriste. La nébuleuse terroriste s'engage à poursuivre le Jihad.

L'ambassadeur des États-Unis à Bagdad, Zalmay Khalizad, qui accompagnait le premier ministre irakien au moment de l'annonce, a présenté la mort du leader d'Al-Qaïda comme un grand succès, tout en soulignant qu'elle ne mettrait pas fin en elle-même à la violence qui dévaste l'Irak depuis plus de trois ans.

Le Palestinien d'origine jordanienne était soupçonné d'être l'un des leaders du mouvement d'insurrection sunnite. Il était considéré comme le principal responsable des attentats les plus meurtriers en Irak depuis la chute du régime de Saddam Hussein en avril 2003. Les États-Unis offraient pour sa capture 25 millions de dollars américains.

À l'annonce de la mort de Al-Zarqaoui, les habitants du quartier à majorité chiite de Kazimiyah à Bagdad ont exprimé leur joie en distribuant des bonbons aux passants, selon le photographe de l'Agence France Presse (AFP).

Des policiers irakiens ont commencé à danser dans le centre de Bagdad en agitant leurs fusils d'assaut, alors que les femmes en abaya noire lançaient des youyous de joie.