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15 arrestations à Toronto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une vaste opération lancée vendredi soir dans la grande région torontoise permet de déjouer un complot. Cinq mineurs sont au nombre des suspects interpellés.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les forces spéciales de sécurité du Canada ont procédé à l'arrestation de 15 personnes au cours d'une importante opération antiterroriste menée vendredi soir dans la grande région de Toronto.

Lors d'un point de presse donné samedi, les autorités l'ont décrite comme étant la plus vaste opération depuis l'entrée en vigueur de la Loi antiterroriste, en décembre 2001.

Les 15 hommes interpellés, dont 5 mineurs, sont pour la plupart des citoyens canadiens, mais certains n'ont qu'un statut de résident. Les autorités ont refusé de préciser leur origine, se limitant à parler « d'origines diverses », en indiquant que les hommes s'inspiraient de l'idéologie du réseau Al-Quaïda.

Les suspects auraient été en possession de 3 tonnes de nitrate d'ammonium, un engrais qui est aussi utilisé comme explosif. C'est trois fois la quantité utilisée lors de l'attentat d'Oklahoma City en 1995, qui avait fait 168 morts. Ils sont accusés de divers chefs reliés à la Loi antiterroriste, notamment de participation ou de contribution à l'activité d'un groupe terroriste, de possession d'armes à feu et d'explosifs en vue de commettre un acte terroriste.

Dès leur arrestation, les suspects ont été détenus sous haute sécurité dans un commissariat de Pickering, en banlieue de Toronto.

Leur cible aurait été dans le sud-ouest de l'Ontario, mais les autorités ont refusé de donner des détails, acceptant seulement de révéler qu'il ne s'agissait pas du métro de Toronto.

Samedi après-midi, les 15 suspects ont comparu, à Brampton.

Plus de 400 agents de la GRC et des Équipes intégrées de la sécurité nationale ont effectué une dizaine de perquisitions.

La GRC et le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ont affirmé que la mise au jour de ce complot terroriste prouvait l'existence d'une menace réelle et grave pour la sécurité du pays. Ils ont précisé qu'ils surveillaient d'autres groupes.

Le premier ministre Stephen Harper aurait été mis au courant de ces menaces avant le déclenchement de l'opération. Ni le bureau du premier ministre, ni le ministère de la Sécurité publique n'ont voulu confirmer cette information.

Lundi, le numéro deux du SCRS, Jack Hooper, qui témoignait devant le comité sénatorial de la sécurité nationale et de la défense, déclarait justement que des groupes terroristes étaient actifs au Canada.

Les Équipes intégrées sont composées de membres de la GRC, d'agences fédérales et de services policiers provinciaux et municipaux.

Harper louange les forces de l'ordre

De passage au musée de la guerre d'Ottawa pour l'assermentation de nouvelles recrues des Forces canadiennes, le premier ministre Stephen Harper a soutenu que cette opération démontre que les mesures en faveur du renseignement et de la sécurité fonctionnent bien au pays.

Affirmant que le Canada est visé pour ses valeurs de liberté, de démocratie et de règle de droit, le premier ministre a remercié les différents corps policiers ayant participés à l'opération.

M. Harper a également réitéré son engagement à les appuyer dans la lutte contre le terrorisme, que ce soit au niveau des lois ou des ressources mises à leur disposition.

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