Les réfugiés demandent l'amnistie

Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Des groupes de défense des droits des sans-papiers dénoncent le délai dans le traitement des dossiers et le recours à la déportation, qu'ils jugent plus fréquent depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs.
Des groupes de défense de sans-papiers ont manifesté samedi dans plusieurs villes du Canada.
Ils ont réclamé l'amnistie pour les quelque 200 000 à 500 000 immigrants illégaux qui seraient présents dans le pays. Les manifestants ont dénoncé les longs délais avant la régularisation du statut de ces personnes, et le règne de l'arbitraire dans le processus de décision.
Un organisateur de la manifestation tenue à Montréal, Farah Abdi, lui-même un sans-statut, a également déploré les changements qu'il a dit avoir observés depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs à Ottawa. Il a jugé que les politiques canadiennes ressemblaient de plus en plus à celles des Américains, avec des déportations de plus en plus hâtives.
À Toronto, des manifestants ont accusé des inspecteurs de l'Agence des services frontaliers du Canada de prendre les immigrants pour cible. Ils ont dénoncé certaines de leurs pratiques, comme le fait de cogner aux portes pour s'enquérir de la présence d'immigrants illégaux, de les intercepter dans les centres commerciaux ou le métro, et même de se servir des enfants pour mettre la main sur leurs parents.
Les députés libéraux de la région de Toronto, Boris Wrzesnewskyj et Mario Silva, ainsi que la députée du Nouveau Parti démocratique Olivia Chow, ont assisté à cette manifestation.
D'autres rassemblements en faveur des sans-papiers ont eu lieu à Fredericton, Ottawa et Vancouver.
