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Légère amélioration pour les producteurs bovins

Radio-Canada

Malgré une baisse des revenus nets des agriculteurs canadiens en 2005, la situation économique des producteurs de boeufs de l'Abitibi-Témiscamingue s'est améliorée.

L'an dernier, le revenu net des agriculteurs canadiens a chuté à son niveau le plus bas depuis 2003. Statistique Canada attribue cette diminution à deux années de sécheresse et de lutte contre les restrictions commerciales liées à la maladie de la vache folle.

Selon l'agence canadienne, le revenu net des agriculteurs - soit la différence entre les recettes monétaires et les dépenses d'exploitation des agriculteurs, moins l'amortissement, plus le revenu en nature - a baissé de 7,7 % pour se fixer à 2,1 milliards de dollars en 2005. Ce chiffre était inférieur de 8,0 % à la moyenne quinquennale précédente (2000 à 2004).

En Abitibi-Témiscamingue, la situation est précaire pour plusieurs agriculteurs, mais elle s'améliore pour les producteurs de boeuf. Cela serait dû à l'ouverture partielle de la frontière américaine au boeuf canadien, en juillet 2005.

Toutefois, selon le vice-président du syndicat régional des producteurs bovins, Maurice Migneault, plusieurs producteurs traînent toujours une lourde dette liée à la crise de la vache folle. « L'ouverture de la frontière a allégé tous les producteurs de bovins d'abattage et de veau, mais ça reste précaire, dit-il. Le déficit relié à l'ESB (encéphalopathie bovine spongiforme) au niveau du Québec et seulement pour les frais d'assurances est de 84 millions. »

Crise céréalière

Maurice Migneault estime que la crise est plus aiguë maintenant chez les producteurs de céréales. « Il y a plusieurs producteurs qui n'ont pas semé cette année parce qu'ils n'en ont pas les moyens. Ils n'ont pas encore fini de payer des semences de 2004 et de 2005. Là, ils seraient obligés de semer à crédit une troisième année. »

Les données de Statistique Canada indiquent en effet que les prix ont dégringolé l'an dernier de 23 % pour le blé et de 24 % pour le canola. Selon l'agence fédérale, l'abondance des approvisionnements mondiaux de céréales, y compris les approvisionnements canadiens de céréales de moindre qualité provenant de la récolte de 2004, conjuguée à la vigueur du dollar canadien, a eu pour effet d'abaisser les prix, les ramenant dans certains cas à des creux presque inégalés.

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