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Chacun campe sur ses positions

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Tandis que SOS Parc Orford redemande à Québec de retirer son projet, le ministre Béchard souligne que le gouvernement n'a d'autre choix que d'aller de l'avant. Le promoteur du projet, lui, doit témoigner aujourd'hui.

Les audiences de la commission parlementaire sur le projet de loi visant à privatiser une partie du parc national du Mont-Orford ont commencé mardi. Les membres de la Coalition SOS Parc Orford ont été les premiers à se faire entendre.

Pour la porte-parole de la Coalition, Gisèle Lacasse-Benoît, le gouvernement Charest devrait tout simplement retirer son projet de loi puisqu'il n'a pas l'appui de la population.

Mme Lacasse-Benoît estime que Québec devrait plutôt mettre sur pied une table de concertation pour étudier les différentes options. En attendant qu'une décision soit prise, elle recommande que l'intégrité du parc soit maintenue.

SOS Parc Orford se demande où est passée la démocratie et ne comprend pas pourquoi le ministre Béchard se braque. « Qu'est-ce qu'on fait ici? Pourquoi invite-t-on des gens pendant quatre jours à parler sur cette loi si d'ores et déjà leur décision est prise? » précise-t-elle.

Le ministre de l'Environnement, Claude Béchard, est déçu des présentations des opposants, à qui il reproche de ne rien apporter de neuf au débat. Le ministre se dit prêt à apporter certaines améliorations au projet de loi 23, mais il maintient que la vente de la station de ski et du golf à des intérêts privés sera réalisée.

Le ministre Béchard a d'ailleurs estimé, en marge des travaux de la commission, que le gouvernement était obligé d'aller de l'avant, sinon il devra payer des pénalités de 20 millions de dollars au locataire actuel. Il ajoute que la vente des terrains se fera par appel d'offres public, ce qui assure l'équité de la démarche.

Le député libéral Thomas Mulcair a déclaré, pour sa part, aux journalistes présents à la Commission qu'il serait souhaitable d'éviter de vendre les terres d'un parc national pour ensuite les remettre à des promoteurs privés qui y construiront des logements en copropriété.

Le lac de la famille Bombardier

De plus, le premier ministre Jean Charest a démenti l'information selon laquelle la famille Bombardier aurait bénéficié d'un traitement de faveur dans le dossier du Mont-Orford.

Le lac Larouche et ses rives ne sont pas inclus dans la réserve foncière que le ministre Claude Béchard a décrétée le mois dernier. Le domaine, qui appartient à la famille Bombardier et qui est notamment utilisé par les retraités de l'entreprise, sera littéralement encerclé par le futur parc.

Le ministre Béchard a précisé que les rives de deux autres lacs mitoyens au parc sont aussi exclues, parce qu'il y a de la villégiature. Il s'agit des lacs Brais et Brampton.

Quatre jours d'audiences

En tout, il y aura 25 groupes et individus qui se feront entendre lors des quatre jours d'audiences de la Commission. Le promoteur actuel du projet, André L'Espérance, doit témoigner aujourd'hui.

Parmi les autres groupes qui seront entendus, on retrouve le CLD de Memphrémagog, la coalition des 15 professeurs et doyens de l'Université de Sherbrooke, le propriétaire de Owl's Head, Fred Korman, Tourisme Cantons-de-l'Est, Greenpeace et le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

L'ancien exploitant du centre de ski Mont-Orford, Fernand Magnan, s'est quant à lui désisté.

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