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Victoire des indépendantistes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission pour le référendum confirme la victoire des partisans de l'indépendance avec 55,4 % des voix.

Les Monténégrins se sont prononcés en faveur de l'indépendance de la petite république, dimanche, selon des résultats officiels encore partiels.

Le président de la Commission pour le référendum, Frantisek Lipka, a annoncé que le camp du oui l'a emporté avec 55,4 % des voix, contre 44,6 % pour le statu quo.

Des partisans de l'union avec la Serbie ont demandé, pour leur part, que les votes soient recomptés dans tous les bureaux.

Selon les termes d'un accord conclu sous l'égide de l'Union européenne, le camp du oui devait obtenir 55 % des voix exprimées pour l'emporter, ce qui rendait l'issue incertaine.

Première à réagir, l'Union européenne a annoncé qu'elle respecterait « entièrement, sans aucun doute, les résultats du référendum ». Lors d'un point de presse, le haut-représentant pour la politique extérieure de l'UE, Javier Solana, a invité l'opposition unioniste à faire de même.

M. Solana a salué comme « un signe de maturité et de responsabilité » le bon déroulement du référendum, ainsi que la forte participation des Monténégrins à ce scrutin.

Participation massive

Près de 500 000 électeurs devaient choisir par référendum entre l'indépendance et le maintien de l'union avec la Serbie. À la fermeture des bureaux de vote, le taux de participation était estimé à plus de 86 %. Une participation de plus de 50 % était exigée pour que le référendum soit valide.

Quelque 3400 observateurs monténégrins et étrangers sont mobilisés pour surveiller le déroulement du scrutin. Lundi, l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a jugé le référendum équitable et conforme aux normes internationales démocratiques.

Les partisans de l'indépendance, conduits par le premier ministre Milo Djukanovic, arguaient que la souveraineté serait synonyme de développement économique et qu'elle pourrait éventuellement mener à l'adhésion de la république à l'Union européenne.

L'opposition, en faveur de l'union avec Belgrade, estimait plutôt que cette région montagneuse est trop petite pour fonctionner seule.

Prévisions confirmées

Les analystes prévoyaient une victoire de justesse des indépendantistes, avec 56 % des voix. Les Monténégrins de souche, soit 43 % de la population, étaient majoritairement en faveur de l'indépendance, tandis que la minorité serbe, qui représente environ le tiers de la population, soutenait l'union avec la Serbie. Dans ce contexte, le vote des minorités albanaise (5 % de la population) et musulmane (4 %) semble donc avoir été déterminant.

La victoire du camp souverainiste consacrera l'ultime démembrement de l'ex-République yougoslave. La république de Serbie-et-Monténégro a été créée en 2003 sur les cendres de la Yougoslavie, qui s'est retrouvée amputée de la Croatie, de la Bosnie, de la Slovénie et de la Macédoine, après les guerres qui ont déchiré les Balkans dans les années 1990.

Le Monténégro, qui avait été indépendant jusqu'à 1918, compte une population d'environ 650 000 habitants. Sans lui, la Serbie et ses 7,5 millions d'habitants n'auront pas d'accès à la mer. Chacune des deux républiques a déjà sa propre monnaie et ses lois.

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