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La Bolivie veut un siège

Radio-Canada

Après sa décision de nationaliser les hydrocarbures, le président bolivien Evo Morales souhaite que son pays devienne membre du cartel.

Le président bolivien, Evo Morales, veut profiter des richesses en hydrocarbures de son pays pour jouer un rôle au plan international.

M. Morales a déclaré vendredi à Vienne, en marge du sommet Union européenne-Amérique latine, qu'il souhaitait que la Bolivie devienne membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Le président bolivien a expliqué que son adhésion au cartel se fera par étapes. Il commencera par réaliser sa promesse électorale de nationaliser les hydrocarbures, ensuite il entamera un dialogue avec l'OPEP. Il a précisé que l'organisation était intéressée par des discussions bilatérales avec la Bolivie.

Premier signe de cet intérêt, l'OPEP a octroyé un prêt de 10 millions de dollars sur 20 ans, à des conditions avantageuses, destiné à aider les universités publiques boliviennes.

La Bolivie, deuxième producteur de gaz en Amérique latine après le Venezuela, produit 40 000 barils de pétrole par jour.

Si le souhait d'Evo Morales se réalise, la Bolivie deviendra le second État d'Amérique latine membre de l'OPEP, après le Venezuela.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole a été créée à l'initiative de l'Iran en 1960. L'Iran, l'Irak, l'Arabie saoudite, le Koweït et le Venezuela ont constitué le noyau fondateur de l'Organisation. Depuis, elle compte 11 membres.

Le cartel a été à l'origine de la première crise pétrolière en 1973. Lors de la Guerre du Kippour, entre Israël et les pays arabes, l'OPEP a décidé un embargo contre les pays soutenant Israël. Cette décision a causé une flambée des prix du brut durant six mois.

Une nationalisation « inquiétante »

Par ailleurs, la question de la nationalisation des hydrocarbures en Bolivie a été au centre d'échanges vifs entre les participants au sommet Union européenne-Amérique latine à Vienne.

Les pays européens, cherchant des garanties pour les pétrolières, ont demandé des éclaircissements au président Evo Morales à propos des nationalisations. Le premier ministre britannique, Tony Blair, a appelé les présidents bolivien et vénézuélien à se montrer « responsables » dans l'utilisation de leurs ressources en hydrocarbures.