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Le processus politique

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les premiers pas

Dates clés

2003
- 12 mai: le diplomate américain Paul Bremer prend la tête de l'Autorité provisoire de la coalition
- 13 juillet: le CIG entre en fonction
2004
- 8 mars: le CIG adopte une Constitution provisoire
- 1er juin: le gouvernement intérimaire, dirigé par Iyad Allaoui, remplace le CIG
- 28 juin: les Américains transfèrent le pouvoir au gouvernement intérimaire
2005
- 30 janvier: l'Irak tient ses premières élections libres pour l'Assemblée nationale transitoire
- 6 avril: Jalal Talabani devient président
- 28 avril: le Parlement approuve la formation du nouveau gouvernement d'Ibrahim Djaafari
- 28 août: le Parlement approuve le projet de Constitution, après un report de quelques jours et de longues tractations mais sans le soutien des sunnites.
- 15 octobre: la Constitution est approuvée par référendum
- 15 décembre: l'Irak tient ses élections législatives
2006
- 25 janvier: les partis entament leurs tractations sur la formation d'un gouvernement de coalition
- 20 avril: contesté par les députés, le premier ministre Ibrahim Jaafari se désiste
- 22 avril: le Parlement reconduit dans ses fonctions Jalal Talabani, qui nomme Nouri Maliki premier ministre - 20 mai: le nouveau gouvernement est investi

Dès la chute du régime de Saddam Hussein, au printemps 2003, certaines figures politiques irakiennes, Kurdes en tête, réclament en vain une conférence internationale sur l'avenir du pays. C'est plutôt une instance nommée l'« Autorité provisoire de la coalition », dirigée par le diplomate américain Paul Bremer, qui administre l'Irak en attendant de transférer le pouvoir aux Irakiens.

Quelques mois plus tard, les Américains mettent sur pied le Conseil de gouvernement irakien (CIG), où siègent 25 ministres irakiens qu'ils ont nommés. Dirigé par le premier ministre Iyad Allaoui, le gouvernement intérimaire, à qui l'administration civile américaine transfère le pouvoir, prend la relève du CIG en juin 2004.

Toute cette période transitoire aboutit à l'adoption d'une Constitution provisoire et mène à la « débaasisation » des structures de l'État, soit à purger la haute administration des anciens membres du parti Baas de Saddam Hussein.

Une date historique

Le 30 janvier 2005, se déroulent les premières élections libres en Irak en un demi-siècle. Les électeurs se choisissent une Assemblée nationale de transition.

Même si la communauté sunnite boude massivement les urnes, le taux de participation avoisine les 60 %.

Dominée pendant tout le règne de Saddam Hussein, la majorité chiite regagne le pouvoir. L'Alliance irakienne unifiée (AIU), la coalition chiite, domine ainsi le Parlement, avec 143 sièges sur 275, contre 77 pour les Kurdes et seulement 16 pour les sunnites (voir Majorité pour la coalition d'Ali Al-Sistani) (Nouvelle fenêtre).

Deux mois plus tard, l'Assemblée nationale siège officiellement. Dans les semaines qui suivent, le Parlement transitoire élit Jalal Talabani à la présidence de l'Irak et approuve la formation du nouveau gouvernement, dirigé par Ibrahim Djaafari.

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