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Réfléchir sur la répression des drogues

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les partisans de la répression affrontent les apôtres de la décriminalisation à la 24e Conférence internationale sur la répression des drogues qui se tient actuellement à Montréal.

Plus de 350 sommités provenant de 70 pays sont réunies à Montréal dans le cadre de la Conférence internationale sur la répression des drogues. Le débat porte sur la meilleure façon de lutter contre les ravages engendrés par la drogue à l'échelle mondiale.

Certains participants prônent une répression plus sévère, combinée à des programmes de prévention, alors que d'autres privilégient la voie de la décriminalisation.

Le sous-commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, Pierre-Yves Borduas, dénonce cette dernière approche en citant le cas des Pays-Bas. La décriminalisation a favorisé la fabrication d'ecstasy et d'autres drogues synthétiques dans ce pays. « Aujourd'hui, le pays doit dépenser annuellement 3,3 millions de dollars pour simplement décontaminer l'environnement qui a servi à la production de drogues synthétiques », a déclaré M. Borduas en ouverture de conférence.

Une perte de temps et d'argent?

Une position diamétralement opposée à celle de la criminologue antiprohibitionniste de l'Université de Montréal, Marie-Andrée Bertrand. Cette dernière raille l'approche répressive prônée en général par les milieux policiers en insistant sur la chimère que représente, selon elle, la prohibition des drogues. « Quand j'entends parler de narcotrafic, je me dis mon Dieu - et tout cet appareil qui est là, qui essaie de contrôler la drogue dans le monde entier - je me dis quelle perte de temps, quelle perte d'argent. »

Mme Bertrand estime qu'il serait plus facile d'encadrer le phénomène plutôt que de tenter de le combattre. « Il serait tellement plus simple de reconnaître que les drogues sont avec nous pour rester et qu'il va falloir, un bon jour, légaliser, contrôler la qualité et, bien sûr, contrôler les prix. »

La 24e édition de l'événement, qui se tient pour la première fois au Canada, se déroule à Montréal du 9 au 11 mai. Mercredi, un représentant de la GRC présentera un rapport international sur la menace posée par les drogues.

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