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Des orphelinats à la prison à vie

Radio-Canada

Zacarias Moussaoui est né le 30 mai 1968 à Saint-Jean-de-Luz, dans le sud-ouest de la France.

Issu d'une famille d'immigrants marocains en crise, il a vécu, avec ses soeurs et ses frères, une grande partie de son enfance dans des orphelinats ou des foyers pour enfants abandonnés. En 1974, sa mère divorce de son mari violent et réussit à récupérer ses enfants.

La famille s'installe dans la ville de Narbonne. Même si le jeune Moussaoui a des rapports parfois tendus avec sa mère, il est plutôt « drôle » et « plein de joie de vivre ».

Moussaoui vit une relation amoureuse avec une jeune Française pendant près de six ans. Mais, il vit des expériences douloureuses tout au long de ces années. Le père de son amie le traite de « sale Arabe », et il est parfois refoulé des boîtes de nuit en raison de la couleur de sa peau.

Dans cette même période, Zacarias Moussaoui montre un intérêt particulier pour Martin Luther King, l'apôtre américain de la non-violence.

Le tournant

Au début des années 1990, Zacarias Moussaoui veut tenter sa chance à l'extérieur de la France. Il va à Londres pour apprendre l'anglais. À l'époque, son rêve était de devenir homme d'affaires.

Toutefois, ses rêves s'évanouissent et il se retrouve sans ressources en Angleterre. Vulnérable et amer, il est cueilli comme un fruit mûr par les mouvements intégristes de la capitale britannique. Cela ne l'empêche pas d'entamer des études et d'obtenir une maîtrise en commerce international, en 1995.

Une fois le diplôme obtenu, Zacarias Moussaoui n'a pas l'ambition de trouver du travail ou de se lancer dans les affaires. Il veut participer au djihad.

Après un passage en Tchétchénie, il se rend à Kandahar, en Afghanistan, où il passe environ un an et demi entre 1997 et 1999. À cette époque, Moussaoui devient « Ibn Omar al-Saharawi ». Il voyage souvent et aurait fréquenté des cercles liés au réseau Al-Qaïda.

Son engagement dans le djihad et sa présence en Afghanistan ne font pas de lui un homme de confiance. Le cerveau des attentats du 11 septembre 2001, Khalid Cheikh Mohammed, considère Moussaoui comme peu fiable et maladroit.

Une affaire qui a duré cinq ans

Zacarias Moussaoui entre aux États-Unis en février 2001. Il suit une formation de pilotage entre mars et mai 2001 en Oklahoma, mais ne décroche pas la licence de pilote privé.

Arrêté le 16 août 2001 en raison de son visa périmé, Zacarias Moussaoui est inculpé en décembre 2001 pour complicité avec les auteurs des attentats du 11 septembre.

Tout au long du procès, les avocats de Moussaoui ont tenté de convaincre le jury que leur client souffrait de schizophrénie. La défense a même appelé à la barre des experts qui ont affirmé la fragilité de la santé mentale de l'accusé.

Après un procès rempli de rebondissements, Moussaoui est condamné à la prison à vie.

Pour son avocat français, Me François Roux, Zacarias Moussaoui n'est qu'un « petit télégraphiste » qui se prend pour un « grand général ».

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