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Pas d'écoute illégale au Canada

Les autorités fédérales assurent que le Centre de la sécurité des télécommunications n'a pas intercepté de communications entre des ressortissants canadiens, contrairement à ce qui s'est fait aux États-Unis.

Les employés du Centre de la sécurité des télécommunications (CST) n'ont pas intercepté de communications entre des ressortissants canadiens, contrairement à ce qui s'est fait aux États-Unis.

Telle est la réponse des responsables du CST aux questions soulevées par le commissaire de l'organisme, l'ex-juge en chef de la Cour suprême, Antonio Lamer, qui agit comme chien de garde au Canada dans le domaine de l'espionnage et du respect de la vie privée.

En décembre dernier, la presse américaine révélait que le président des États-Unis avait autorisé la National Security Agency (NSA) à écouter les conversations privées des citoyens américains sans l'autorisation des tribunaux.

Antonio Lamer a cherché à savoir si le CST n'enfreignait pas la loi et si la vie privée des Canadiens était menacée de la même manière. Il s'est dit satisfait par la réponse des services de renseignement.

Le CST, qui est une branche du ministère de la Défense, est l'un des organismes les plus secrets du Canada.

En principe, le CST n'a pas le droit de mettre sous surveillance électronique des Canadiens ou d'autres personnes au Canada. Mais depuis l'entrée en vigueur de la Loi antiterroriste de 2001, l'organisme peut espionner les conversations et les messages d'étrangers, que leurs communications soient faites à partir ou à destination du Canada.

La mission du CST est de surveiller les communications étrangères par radio, téléphone, télécopieur, satellite et Internet, à la recherche d'informations émanant de personnes, d'organismes et d'États étrangers susceptibles d'intéresser le Canada. Les renseignements ainsi recueillis servent à lutter contre le crime et à soutenir les politiques canadiennes en matière de défense et de commerce.

Le CST travaille en étroite collaboration avec les services de renseignement d'autres pays, dont la NSA américaine, qui emploie plus de 30 000 personnes.

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