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«Il n'y aura pas d'aveuglement volontaire»

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre de l'Éducation Jean-Marc Fournier nie que Québec veuille rendre le nouveau programme d'enseignement de l'histoire au secondaire moins politique et conflictuel, en passant sous silence certains événements.

Le ministre de l'Éducation du Québec, Jean-Marc Fournier, a réagi vivement à la publication d'un article dans Le Devoir sur l'avenir de l'enseignement de l'histoire au secondaire.

Sur les ondes du RDI, le ministre a indiqué que, contrairement à ce que prétend le quotidien, le nouveau cours qui doit entrer en vigueur en 2007-2008 n'écartera pas des pans de l'histoire.

Selon un document obtenu par Le Devoir, Québec voudrait en effet que le nouveau cours d'histoire soit moins politique et moins axé sur les conflits.

Ainsi, il serait très peu question de la Nouvelle-France et des Patriotes. D'autres événements importants, comme l'Acte d'Union de 1840, la conscription de 1917 ou le rapatriement unilatéral de la Constitution, seraient carrément écartés.

On accorderait par contre davantage de place aux autochtones et aux non-francophones.

« Les conflits font partie de l'histoire. Ils expliquent l'histoire et les suites de l'histoire. Pour être rassembleur, il faut comprendre l'histoire et les conflits. Pas question de gommer ça. » dit M. Fournier.

Concernant l'intention du ministère de minimiser l'importance de la connaissance des faits historiques afin d'enseigner une vision plus globale de l'histoire pour faire de meilleurs citoyens, le ministre a tenu à rajuster le tir.

M. Fournier soutient qu'enseigner à être un bon citoyen « c'est très bien, mais ce n'est pas faire de l'aveuglement volontaire sur des conflits ».

Il affirme au contraire que le nouveau programme permettra de couvrir plus de matière, puisque davantage d'heures seront consacrées à l'enseignement de l'histoire. Donc, pour M. Fournier, cela permettra de mieux comprendre les évènements et leurs répercussions dans la société.

Le ministre soutient finalement que le document auquel se réfère Le Devoir, n'est qu'un document de travail et que le nouveau programme est loin d'être adopté.

Il dit par ailleurs ne pas avoir pris connaissance du document en question.

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