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Gemtec reconnue coupable

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Gemtec, une firme d'ingénieurs du Nouveau-Brunswick, et son actionnaire majoritaire sont reconnus coupables d'avoir permis l'écoulement de substances toxiques dans la rivière Petitcodiac.

Gemtec, une firme d'ingénieurs-conseils du Nouveau-Brunswick, ainsi que son actionnaire majoritaire, Robert Lutes, sont reconnus coupables d'avoir permis l'écoulement de substances toxiques de l'ancien dépotoir de Moncton dans le bassin de la rivière Petitcodiac.

L'entreprise basée à Fredericton avait été embauchée par la municipalité pour proposer et exécuter un plan de fermeture de l'ancien dépotoir situé le long de la Petitcodiac.

L'affaire remonte à l'an 2000, alors que le groupe des Sentinelles de la Petitcodiac avait découvert que des substances nocives s'écoulaient dans la rivière et l'un de ses affluents. Le groupe a porté plainte à Environnement Canada, qui a mené une enquête.

La municipalité et la firme Gemtec ont été accusées en vertu de la Loi sur les pêches. Moncton a reconnu sa culpabilité en décembre 2003.

Après des années de procédures, la cour provinciale vient de reconnaître la culpabilité de la firme et de son ingénieur en chef, Robert Lutes, qui ont permis ces écoulements interdits par la Loi sur les pêches parce qu'ils sont nocifs aux poissons.

Gary Green, qui a dirigé l'enquête à Environnement Canada, s'est dit très heureux du verdict. De son côté, le directeur des Sentinelles de la Petitcodiac, Daniel LeBlanc, soutient que c'est la première fois au Canada qu'une firme d'experts-conseils est reconnue coupable en vertu de cette loi.

« Je pense que ça va forcer les compagnies à prendre l'environnement un peu plus au sérieux et c'est un bon message », a souligné M. LeBlanc.

Daniel LeBlanc déplore toutefois que le plan proposé par la municipalité pour régler le problème d'écoulement traîne au ministère provincial de l'Environnement depuis plus de deux ans.

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