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Les parents volent au secours de l'école de Victoriaville

Radio-Canada

Les parents des 144 élèves de cette école trilingue ont constitué un organisme sans but lucratif qui gère maintenant les destinées de l'établissement.

L'école trilingue Vision de Victoriaville pourra poursuivre ses activités, grâce à l'implication des parents des 144 élèves de niveau primaire et secondaire qui fréquentent l'institution. Ces derniers ont constitué un organisme sans but lucratif qui gère maintenant les destinées de l'établissement.

Les fondateurs des écoles privées Vision, Yvon Courcy et Diane Doucet, ont récemment été contraints de vendre les deux institutions dont ils étaient toujours propriétaires, à Victoriaville et à Drummondville, après avoir fait faillite.

L'école de Drummondville a fermé ses portes et les élèves ont été pris en charge par le Collège Saint-Bernard. Leurs camarades de Victoriaville connaîtront toutefois un meilleur sort grâce au nouvel organisme, qui est financé à même les 5000 $ facturés aux parents.

Le ministère de l'Éducation a donné son aval à cette solution. « L'organisme sans but lucratif a été créé pour permettre la poursuite des opérations, mais aussi, en même temps, pour permettre à l'école de pouvoir poursuivre ses activités l'an prochain », explique un porte-parole des parents, Denis Desrochers. La demande de permis pour l'an prochain est présentement à l'étude au ministère de l'Éducation.

Selon Richard Dumais qui a racheté le nom Vision d'Yvon Courcy en août 2005, et qui offre des franchises depuis, les affaires du réseau vont pourtant bien. « L'école de Sherbrooke affiche presque complet. À Trois-Rivières, qui a fait un agrandissement l'an passé, dès la deuxième année, on voit déjà des croissances de l'ordre de 25 % à 30 % », dit-il.

Les directrices propriétaires des écoles de Trois-Rivières et de Sherbrooke saluent d'ailleurs le sauvetage in extremis de l'école de Victoriaville.

« On va pouvoir continuer à collaborer avec l'école de Victoriaville qui est à proximité de nous. On va échanger entre enseignants, avoir recours à eux pour faire du mentorat », dit Caroline Mélançon, directrice de l'école de Trois-Rivières.

Les enseignants de l'école Vision de Victoriaville auront fait les frais de la faillite. Ils ont perdu cinq semaines de salaire en février et en mars.