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Les attentes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les contribuables

Les contribuables canadiens pourraient se réjouir du fait que le ministre des Finances Jim Flaherty a confirmé que son premier budget allait comprendre une baisse de la TPS. Pour ce qui est d'une baisse de l'impôt sur le revenu, le ministre n'a pas voulu aborder ce sujet. Il a tout simplement déclaré que les Canadiens paieront moins d'impôt avec les conservateurs qu'avec les libéraux.

L'opposition

Le Parti libéral demande au ministre Jim Flaherty de ne pas hausser l'impôt sur le revenu des particuliers. Les libéraux exigent également des conservateurs qu'ils détaillent clairement les compressions prévues dans les dépenses publiques avant d'annoncer toute baisse d'impôt.

Les libéraux demandent aussi de hausser la part du budget promise, soit 2 %, pour les études supérieures, la recherche, le développement et l'innovation. La création d'emplois est un autre mot d'ordre budgétaire pour le Parti libéral.

Le Bloc québécois réclame une intervention du fédéral pour solutionner les problèmes financiers des agriculteurs. Le premier ministre Stephen Harper a affirmé avoir l'intention de respecter sa promesse d'injecter 500 millions de dollars de plus par année pour soutenir les agriculteurs canadiens.

Le Bloc demande d'imposer une surtaxe de 500 millions de dollars aux pétrolières. Le Bloc veut que ces fonds soient réinvestis dans des programmes pour réduire la dépendance des Canadiens au pétrole, favoriser la production d'énergie éolienne et financer des incitatifs fiscaux pour acheter des véhicules à faible consommation d'essence ou pour le transport en commun.

En matière de garderies, le Bloc propose de transformer l'allocation de 1200 $ par enfant de moins de 6 ans promise par les conservateurs en crédit d'impôt remboursable qui profiterait davantage aux familles à faible et moyen revenu.

Pour sa part, le Nouveau Parti démocratique demande au gouvernement Harper de financer de nouvelles places en garderie. Tout comme le Bloc, le NPD suggère de remplacer l'allocation familiale par le versement de prestations fiscales, plus profitables pour les familles à revenu modeste.

Le NPD demande une aide d'urgence de 1 milliard pour les agriculteurs, en plus des 500 millions annuels promis par les conservateurs.

Les provinces

La question du déséquilibre fiscal est au coeur des préoccupations des gouvernements provinciaux.

Un récent rapport du Conseil de la fédération déterminait deux moyens principaux pour régler ce problème. D'une part, augmenter les paiements de transfert en matière de santé, d'éducation et de programmes sociaux de 4,9 milliards par année.

D'autre part, bonifier le programme de péréquation pour les provinces les moins nanties de 4,7 milliards par année.

Les villes

La Fédération canadienne des municipalités (FCM) estime à 60 milliards le manque à gagner en matière de financement des infrastructures municipales. Elle en fait même la racine du problème du déséquilibre fiscal au Canada.

La FCM estime qu'elle ne reçoit que 8 % de toutes les taxes payées au Canada. C'est trop peu, selon ses membres, pour défrayer les coûts de réfection des routes, de gestion des déchets, des salaires des policiers et des pompiers, et de la construction de logements sociaux, entre autres.

Le partage des revenus de la taxe sur l'essence est aussi une préoccupation récurrente des municipalités canadiennes.

Le gouvernement Harper a annoncé son intention de créer 1000 nouveaux postes d'agents de police. Une nouvelle bien accueillie par les régions du Québec touchées par la fermeture de neuf postes de la Gendarmerie royale du Canada.

Les Autochtones

L'Assemblée des premières nations demande le respect intégral des accords de Kelowna signés lors de la conférence des premiers ministres provinciaux et fédéral, l'automne dernier.

Ces accords prévoient le versement de 5,1 milliards sur cinq ans en aide financière aux communautés autochtones.

Les entreprises indépendantes

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) demande des mesures fiscales pour rassurer ses membres.

D'abord, en incluant dans le budget un plan de réduction des impôts et de la dette étalé sur plusieurs années. Ce plan comprendrait des baisses d'impôt pour les PME, la réduction de la TPS et le prolongement du report des pertes commerciales à 20 ans.

Les PME demandent aussi de réduire l'impôt sur les gains en capital lors de la vente d'une entreprise, pour aider à faire la transition d'un propriétaire à l'autre sans mettre des emplois en danger. Les entreprises indépendantes veulent aussi que le gouvernement réduise leur fardeau administratif et la quantité de règles auxquelles elles doivent s'astreindre. La FCEI estime à 33 milliards de dollars le coût annuel de la paperasserie.

Le Conseil canadien des chefs d'entreprise, un regroupement d'entreprises gérant des actifs totalisant 3000 milliards de dollars, a des exigences similaires. Il demande de diminuer la taxe aux entreprises de 2 % d'ici 2010, ainsi qu'éliminer la taxe sur les gains en capital et la surtaxe aux entreprises.

Dans sa soumission prébudgétaire, la Chambre de commerce du Montréal métropolitain demande au gouvernement fédéral de soutenir les PME canadiennes pour qu'elles puissent investir à l'étranger, autant que les grandes entreprises.

La Chambre de commerce demande des mesures pour faciliter la circulation des produits canadiens vers les États-Unis. Selon des chiffres de 2004, la valeur des exportations du Canada au sud de sa frontière atteint près de 350 milliards de dollars.

La Chambre demande également l'abolition progressive de l'impôt fédéral sur le capital d'ici 2008.

Les syndicats

Pour faire face au problème de la conciliation travail-famille, le Congrès du travail du Canada (CTC) demande au gouvernement de garantir des places sûres et de qualité en garderie dans toutes les provinces canadiennes. L'abandon annoncé du programme national de garderies mis en place par les libéraux n'a pas été bien accueilli par les syndicats.

Le CTC demande aussi la mise en place d'une stratégie d'emploi et de nouveaux investissements pour la formation de la main-d'oeuvre. Il s'attend également à des mécanismes de protection des revenus des retraités.

L'environnement

Les environnementalistes font de la lutte contre les changements climatiques un élément essentiel du budget conservateur. Ils sont préoccupés par l'arrêt du financement fédéral de plusieurs organismes de sensibilisation à cette question.

Ils demandent de maintenir l'allocation de ces fonds et de respecter intégralement les engagements du Canada en vertu du protocole de Kyoto.

Greenpeace, notamment, rappelle le combat important à mener contre la pollution de l'air et les problèmes qui en découlent, comme l'asthme. Ils attendent un réinvestissement dans le transport en commun, mais aussi que le gouvernement fasse la promotion de la production d'énergie renouvelable - éolienne, solaire ou encore géothermique. Un crédit d'impôt sur l'achat de voitures hybrides a même été proposé.

Les étudiants

Les fédérations étudiantes réclament une augmentation de 4,9 milliards des transferts fédéraux annuels pour l'éducation postsecondaire. Ils ont fait pression en ce sens sur le Conseil de la fédération, lors de sa dernière réunion à Montréal.

La culture

Le Conseil des Arts du Canada s'attend à ce que les conservateurs respectent la promesse de bonifier son budget, un engagement de fin de mandat des libéraux. Il s'agirait donc de hausser le financement des activités du Conseil à 300 millions de dollars par année.

La Conférence canadienne des arts s'attend à ce qu'Ottawa hausse le budget des programmes culturels du ministère des Affaires étrangères. La CCA, qui représente 250 000 artistes et travailleurs culturels, réclame aussi une nouvelle politique fédérale sur les musées, assortie d'une augmentation du financement.

Le logement social

Le budget adopté en mai 2005, pour lequel les néo-démocrates avaient négocié des modifications, prévoyait consacrer 1,6 milliard de dollars pour la construction de logements à loyer modique. En campagne électorale, Stephen Harper a annoncé son intention de privilégier plutôt des incitatifs fiscaux de 200 millions par année pour encourager les promoteurs immobiliers à construire des logements abordables.

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) dit préférer le maintien du financement direct promis. Le FRAPRU estime que 1,5 million de personnes ont des problèmes urgents de logement au Canada, et que ce nombre atteint 352 000 au Québec. Il y a aussi 150 000 sans-abri au Canada, d'après ses chiffres.

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