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Statu quo à l'OPEP

Radio-Canada

Malgré les prix records atteints sur les marchés, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole n'a pas l'intention de modifier sa politique de production, mais s'engage à fournir suffisamment de brut.

Le prix du baril de pétrole brut, qui a atteint 75,17 $US vendredi dernier, a légèrement baissé à l'ouverture des marchés, lundi. Des investisseurs ont profité des prix élevés pour réaliser des prises de profits.

Mais les investisseurs demeurent inquiets au sujet de la décision de l'Iran de maintenir son programme d'enrichissement d'uranium et de la baisse des stocks d'essence aux États-Unis. Des données qui contribuent à maintenir le prix du baril de pétrole à près de 74 $US.

L'Iran a, par ailleurs, rejeté la demande de l'Organisation des Nations unies de cesser ses activités d'enrichissement d'uranium. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a menacé de quitter le Traité de non-prolifération nucléaire si des pays tentent de le « priver de ses droits ».

Selon plusieurs analystes, le prix du pétrole contient une prime de risque reliée au dossier iranien qui est évaluée entre 15 $ et 20 $ le baril. De plus, ils estiment qu'une intervention militaire des États-Unis en Iran pourrait propulser le prix du brut au-delà des 100 $US le baril.

Ces prix élevés ne semblent pas influer sur les membres de l'OPEP, réunis à Doha, au Qatar, dans le cadre du Forum international de l'énergie. À l'issue de leur rencontre, les pays producteurs et exportateurs de pétrole ont indiqué qu'ils n'allaient pas modifier leur politique de production pour corriger ces cours vertigineux.

Ils se sont de nouveau engagés à « fournir suffisamment de brut » mais ont refusé d'en fournir davantage, jugeant que le marché est largement approvisionné.