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Le Bloc veut taxer les pétrolières

Radio-Canada

Gilles Duceppe presse Ottawa d'imposer une surtaxe de 500 millions de dollars aux pétrolières, affirmant que le régime fiscal canadien est plus avantageux pour ces compagnies que celui du Texas.

Le Bloc québécois a demandé, jeudi, au gouvernement fédéral d'instaurer une surtaxe de 500 millions de dollars sur les profits des compagnies pétrolières, au moment où les prix de l'essence connaissent une nouvelle flambée.

Le chef Gilles Duceppe déplore en particulier les changements fiscaux adoptés par Ottawa en 2003, qui auraient permis aux pétrolières de faire des économies de 250 millions de dollars en trois ans.

Citant une analyse du ministère fédéral des Finances, le parti souverainiste affirme que le régime fiscal canadien serait plus avantageux pour les pétrolières que celui du Texas, État où l'industrie américaine est concentrée.

« Nous assistons à un transfert de richesses sans précédent au profit des pétrolières et au détriment de la population », soutient Gilles Duceppe.

L'année dernière, les cinq grandes compagnies pétrolières au pays (Imperial Oil, Shell Canada, Husky Energy, Petro-Canada et Suncor) ont enregistré des profits nets combinés de 9,7 milliards de dollars.

Une surtaxe qui permettrait de financer une foule de projets

Le Bloc québécois suggère au gouvernement d'injecter les 500 millions de dollars prélevés des pétrolières dans des programmes visant à réduire la dépendance de la population au pétrole. Selon lui, cette mesure éviterait que le gouvernement fédéral profite à lui seul de cet argent.

Une autre partie des revenus de cette éventuelle surtaxe pourrait financer un fonds de 2,1 milliards de dollars destiné à subventionner les producteurs d'énergie éolienne à hauteur de 1 cent le kilowattheure sur 10 ans.

Le Bloc propose aussi d'abolir la TPS sur la vente des véhicules qui consomment moins de 5 litres par 100 kilomètres, une mesure qui coûterait environ 80 millions de dollars par année. Le parti souhaite qu'Ottawa oblige les constructeurs automobiles à réduire la consommation d'essence des voitures neuves d'au moins 25 % d'ici quatre ans.

Le parti souverainiste demande également aux conservateurs de respecter leur promesse électorale d'instaurer un crédit d'impôt pour encourager l'utilisation du transport en commun.

Par ailleurs, Gilles Duceppe a de nouveau réclamé la mise sur pied d'un Office de surveillance du secteur pétrolier et l'octroi d'un « réel pouvoir d'enquête » au Bureau d'information sur les prix des produits pétroliers, créé l'automne dernier par le gouvernement Martin.