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Le prix du pétrole en baisse

Radio-Canada

Le prix du baril clôture en baisse de 55 ¢ à Londres et de 22 ¢ à New York, ce qui n'empêche pas les pétrolières d'augmenter les coûts à la pompe.

Le prix du baril de pétrole a établi un record en cours de séance, jeudi, à Londres. Pour la première fois, le baril de Brent de la mer du Nord a atteint la barre des 74 $US, sur fond d'inquiétudes quant à l'approvisionnement en essence des États-Unis.

Les cours ont terminé en baisse en fin de journée. À Londres, le baril de Brent a clôturé à 73,18 $US, en baisse de 55 ¢. À New York, le baril de brut a terminé la journée à 71,95 $US, une diminution de 22 ¢.

Des analystes ont estimé qu'il ne s'agissait que d'une chute temporaire, les investisseurs ayant profité des prix élevés pour encaisser leurs profits. De plus, les craintes quant à l'approvisionnement demeurent. Seuls un relâchement de la tension au Moyen-Orient, en Iran particulièrement, ou une baisse de la demande pourraient faire cesser cette escalade des prix, selon eux.

Les contraintes d'approvisionnement de l'Irak, du Nigéria et du golfe du Mexique poussent également les cours à la hausse.

Mercredi, le département américain de l'Énergie a rapporté des baisses des stocks de pétrole, d'essence et de produits distillés à l'approche de la saison des vacances aux États-Unis, au moment où la demande est très forte.

Prix à la pompe

Tout comme les cours du pétrole, le prix de l'essence à la pompe atteint de nouveaux sommets au Québec.

Depuis mercredi, le litre d'essence ordinaire est vendu 1,22 $ dans les régions de Trois-Rivières, Québec et du Bas-Saint-Laurent. Il se maintient autour de 1,20 $ dans la région de Montréal.

Les Canadiens devront s'habituer

Malgré une hausse marquée des prix du carburant, le premier ministre Stephen Harper rejette la demande de la Fédération des contribuables canadiens de réaliser l'une de ses promesses.

En 2004, le chef conservateur s'était engagé à abolir la TPS sur l'essence lorsque son prix dépasserait 85 ¢. Mais lors d'un point de presse à Winnipeg mercredi, il a fait valoir que la position du Parti conservateur avait changé depuis, le nouveau plan réduisant la TPS d'un point de pourcentage sur tous les produits et services.

Le premier ministre Harper avertit les Canadiens qu'ils devront s'habituer à l'idée de payer davantage pour leur essence puisqu'à son avis la demande mondiale dépasse l'offre.