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Nouvelle envolée des prix

Radio-Canada

Le spectre de livraisons perturbées par les tensions entre l'Iran et l'Occident fait grimper les cours, qui ont battu de nouveaux records, lundi, tant à New York qu'à Londres.

Les cours du pétrole en bourse ont atteint de nouveaux sommets, lundi.

À la clôture des marchés, à New York, le baril de brut léger américain a atteint 70,40 $, en hausse de 1,08 dollar. Le précédent record, atteint le 30 août dernier dans le sillage de l'ouragan Katrina, qui avait dévasté le golfe du Mexique, est ainsi battu.

Un record a aussi été battu à Londres, où les échanges électroniques ont vu le baril de Brent pour livraison en juin atteindre 71,62 $. Il était à 71,46 $ à la clôture, en hausse de 89 ¢.

Tensions géopolitiques et forte demande

Ces hausses sont surtout liées aux vives inquiétudes des analystes devant les tensions entre l'Iran et l'Occident, suscitées par le programme nucléaire de Téhéran.

Selon un analyste de la maison de courtage Fimat, le fait que l'Iran « ne montre aucune volonté de reculer sur le nucléaire » est la principale cause de tension du marché. « La poudrière mondiale reste susceptible de provoquer une explosion des prix », a-t-il commenté.

Phil Flynn, analyste chez Alaron Trading, affirme que « les marchés du pétrole prennent très au sérieux la menace de voir l'Iran s'engager dans une voie qui l'amènerait rapidement au point de non-retour », alors que l'ombre d'une intervention militaire en Iran plane sur la communauté internationale.

« [Il] y a beaucoup d'endroits dans le monde où les troubles peuvent s'amplifier et provoquer de petites perturbations de l'approvisionnement », a encore affirmé l'analyste, mentionnant les préoccupations à propos de la situation au Nigeria et au Venezuela.

L'attentat-suicide survenu à Tel-Aviv et la rupture diplomatique entre le Tchad et le Soudan ont aussi entretenu les inquiétudes, lundi.

La forte croissance chinoise, qui a dépassé les prévisions au premier trimestre, a aussi pesé sur les prix, laissant présager aux responsables des marchés que la demande mondiale se maintiendrait à un haut niveau.