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Un scientifique muselé

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un scientifique d'Environnement Canada, auteur d'un roman sur les changements climatiques, s'est fait « conseiller » par le bureau de la ministre de l'Environnement de ne pas parler de son livre.

La perception selon laquelle Stephen Harper veut resserrer le contrôle sur l'information au sein de son gouvernement semble s'être concrétisée, jeudi, avec l'avertissement servi par courriel à un scientifique qui s'est fait « conseiller » de ne pas parler en public de son plus récent livre.

Selon ce que rapporte le Toronto Star, vendredi, Mark Tushingham, un scientifique travaillant pour le ministère fédéral de l'Environnement, devait donner une conférence, jeudi, à Ottawa, pour parler de son plus récent livre, intitulé « Hotter than Hell ».

Toutefois, peu de temps avant que ne débute la conférence, M. Tushingham a reçu un courriel d'un fonctionnaire du bureau de la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, l'avertissant de ne pas participer à l'événement et de ne pas parler aux journalistes.

Selon l'éditrice du livre en question, une fiction qui relate un éventuel conflit canado-américain pour le contrôle de l'eau potable dans un monde victime des changements climatiques, Mark Tushingham craindrait maintenant de perdre son emploi.

Le premier ministre Harper, s'il a initialement affirmé tout ignorer de l'incident, a expliqué qu'il s'attendait à ce que tous les éléments de la bureaucratie fédérale travaillent à l'atteinte des objectifs que son gouvernement s'est fixé.

Depuis l'arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper, les observateurs de la scène politique canadienne ont pu constater un net resserrement du contrôle sur l'information autour de l'appareil gouvernemental.

Signe de ce resserrement, le Toronto Star rapporte que la ministre de l'Environnement, Rona Ambrose, a abruptement annulé une entrevue avec un journaliste, cette semaine, après que l'équipe de la ministre eut averti qu'elle ne répondrait à aucune question sur le protocole de Kyoto.

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