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Ottawa reste froid

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministère de l'Environnement interdit à l'un de ses scientifiques de faire la promotion de son roman sur les changements climatiques.

Le ministère fédéral de l'Environnement musèle l'un de ses scientifiques qui s'apprêtait à faire la promotion, à Ottawa, de son roman sur le réchauffement climatique. une directive du bureau de la ministre Rona Ambrose est à l'origine de cette interdiction.

Intitulé Hotter than Hell, (Plus chaud que l'enfer), le roman écrit par Mark Tushingham décrit un monde où le taux de mercure grimpe, où l'eau se raréfie et où une guerre éclate entre le Canada et les États-Unis.

L'éditeur du roman a fait savoir que le ministère de l'Environnement avait prévenu l'écrivain de ne pas se présenter à la rencontre promotionnelle. L'auteur a aussi annulé les entrevues liées à la promotion de son roman.

Un porte-parole de la ministre a expliqué la décision par le fait que l'auteur était à l'affiche en tant que scientifique d'Environnement Canada et que la procédure habituelle n'avait pas été suivie.

Interrogé à ce sujet, le premier ministre Stephen Harper a déclaré qu'il n'était pas au courant de l'incident. Il a affirmé que son gouvernement mettrait en place d'ici un an un programme de lutte contre la pollution et les gaz à effet de serre. Il a précisé qu'il s'attendait d'ailleurs à ce que les fonctionnaires aident le gouvernement à atteindre ses objectifs.

Tout au cours de la campagne électorale, Stephen Harper a soutenu que l'objectif canadien de réduction des gaz à effet de serre prévu dans le protocole de Kyoto était inatteignable. Le Canada doit réduire de 6 % ses émissions par rapport au niveau de 1990. Depuis lors, elles ont plutôt grimpé de 24 %. Le pays montre une performance inférieure à celle des États-Unis, qui n'ont pourtant pas ratifié le protocole.

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