•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Pas de front commun

Les réactions à l'annonce d'enrichissement d'uranium se suivent, mais ne se ressemblent pas. Washington envisage des sanctions contre Téhéran, tandis que Moscou et Pékin favorisent la diplomatie.

Même si les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU condamnent la déclaration de l'Iran d'avoir enrichi l'uranium, ils ne sont pas encore arrivés à un accord sur l'approche à adopter envers la République islamique.

Les cinq membres permanents Conseil (Chine, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et l'Allemagne ont décidé de discuter de la question, le 18 avril, à Moscou, dans le cadre d'une réunion qui était déjà prévue.

Les États-Unis, par la voix de la secrétaire d'État, Condoleezza Rice, estiment qu'il est temps pour le Conseil de sécurité de prendre des « mesures fortes » à l'encontre de l'Iran. De son côté, le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a estimé que les sanctions étaient « certainement une option envisageable ».

Du côté européen, le ministre britannique de l'Intérieur, Jack Straw considère l'annonce « profondément inutile ». Il estime que la déclaration du président Mahmoud Ahmedinedjad « sape encore plus la confiance internationale dans le régime iranien ». M. Straw a appelé l'Iran à suspendre ses activités et à retourner négocier.

Le ministre français des Affaires étrangères, Philippe Douste-Blazy, a quant à lui invité « fermement l'Iran à suspendre ses activités dangereuses pour rétablir une relation de confiance avec la communauté internationale ».

L'ambassadeur de Chine à l'ONU, Wang Guangya, tout en exprimant sa préoccupation, a souhaité que les Iraniens soient « plus coopératifs ». Il a toutefois précisé que des sanctions, militaires ou autres, contre l'Iran, seraient « inutiles ». M. Wang a appelé toutes les parties à agir « de manière constructive et à ne rien faire qui pourrait aggraver la situation ».

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a pour sa part appelé à ne pas dramatiser la situation, rappelant la ferme opposition de son pays à une éventuelle action militaire contre l'Iran.

M. Lavrov a également commenté les informations parues récemment sur une possible intervention militaire américaine contre l'Iran. « Si de tels plans existent [...], ils ne pourront pas résoudre le problème », a-t-il prévenu. « Ils ne feront que créer un autre foyer de tension au Moyen-Orient, qui en a déjà suffisamment ».

Répondant à ces réactions, le chef d'état-major des forces iraniennes, le général Hassan Firouzabadi, a déclaré que l'Occident ne pouvait pas arrêter le programme nucléaire iranien, car le savoir-faire en la matière est indestructible.

Mardi, Téhéran a affirmé avoir réussi à enrichir l'uranium. Le président Ahmadinedjad a demandé aux responsables du programme nucléaire d'accélérer leur travail, afin de produire du combustible pour les futures centrales.

Aucun thème sélectionné