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Les cours atteignent un record historique à Londres

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les tensions entre l'Iran et les États-Unis à propos du dossier nucléaire iranien et les craintes d'une pénurie poussent les cours du brut à la hausse. À Londres, ils ont même avoisiné le seuil de 70 $US.

Les cours du pétrole brut ont battu un nouveau record historique mardi, à Londres, à quelques cents du seuil de 70 $US.

Cette poussée des cours a été en grande partie motivée par les tensions entre Téhéran et Washington à propos du dossier nucléaire iranien.

En matinée, le baril de Brent de la mer du Nord a atteint 69,70 $US sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres. En après-midi, le baril avait cependant cédé 12 cents, pour s'établir à 68,63 $US. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril s'est établi à 69 $US, en hausse de 26 ¢US.

La veille, la possibilité d'une attaque militaire des États-Unis contre l'Iran, rapportée par la presse américaine le week-end dernier avait déjà fait réagir les marchés boursiers. Alors que le marché s'était habitué à l'escalade des pressions diplomatiques, cette éventualité a ravivé les craintes d'une dégradation sérieuse de la situation. Les prix atteints lundi en cours de séance ont même atteint un seuil inégalé depuis le passage de l'ouragan Katrina dans le golfe du Mexique, en août dernier.

Mardi, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a jeté de l'huile sur le feu, déclarant que l'Iran allait « rejoindre prochainement le club des pays ayant la technologie nucléaire ».

Les États-Unis et des pays européens tentent toujours de convaincre l'Iran de renoncer à l'enrichissement de son uranium. Ils craignent que l'Iran ne mette au point l'arme nucléaire sous le couvert d'activités de recherche civiles.

« Les opérateurs considèrent qu'il est très peu probable que les États-Unis attaquent [l'Iran], a expliqué Jason Schenker, analyste de la banque Wachovia. Ils spéculent sur le fait que les prix atteindraient des sommets si cela devait arriver. » Les opérateurs achètent donc maintenant pour revendre plus cher ensuite, a-t-il ajouté.

L'Iran, quatrième producteur mondial de brut, produit environ 4 millions de barils par jour (mbj). Il exporte surtout vers l'Asie et l'Europe, mais pas aux États-Unis.

Craintes d'une pénurie

En plus des tensions géopolitiques impliquant l'Iran, les craintes d'une pénurie d'essence aux États-Unis, à l'approche de la saison estivale, alimentent les variations observées sur les marchés.

À l'heure actuelle, le marché est notamment privé de plus de 600 000 barils par jour de pétrole nigérian, selon des estimations.

Les réserves américaines d'essence sont en baisse continue depuis plus d'un mois.

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