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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Fouillis, confusion, mécontentement. Voilà comment des éditorialistes commentaient l'entrée en vigueur de la TPS le 1er janvier 1991. Cette taxe sur les produits et services, détestée par la population, a d'ailleurs contribué à la chute marquée de la popularité du gouvernement conservateur de Brian Mulroney au début des années 90.

L'objectif du gouvernement était pourtant défendable. Les conservateurs voulaient abolir l'ancienne taxe sur les produits manufacturés, qui nuisait aux exportations canadiennes, pour la remplacer par la TPS.

La proposition a été bien accueillie par les économistes qui soulignaient que la TPS permettrait au Canada d'être plus concurrentiel sur les marchés étrangers. Mais les syndicats, les associations de protection des consommateurs l'ont dénoncée, car elle augmentait le fardeau fiscal d'une grande partie de la population canadienne en s'appliquant notamment aux services qui n'étaient pas taxés auparavant.

Même une partie du patronat, dont la Fédération canadienne des entreprises indépendantes, s'y est opposée.

Jean Chrétien et Paul Martin avaient promis, en 1990, d'abolir cette TPS si le Parti libéral était porté au pouvoir, ce qui n'a jamais été fait lorsqu'ils ont été élus 3 ans plus tard.

Ironie du sort, c'est un premier ministre conservateur, Stephen Harper, qui promet aujourd'hui de réduire le taux de la TPS. Une promesse très populaire auprès de l'électorat qui a conservé une profonde aversion pour cette taxe.

Quant aux libéraux, qui ont combattu la TPS en 1990, ils promettent maintenant de s'opposer farouchement à toute baisse de la taxe sur les produits et services.

Au delà du débat politique, on peut néanmoins se demander si la baisse de la TPS apportera plus d'argent dans les poches des contribuables que les réductions d'impôts proposées par les libéraux. Et sur le plan du développement économique, quelle mesure est la plus souhaitable?

Avant d'entrer dans ce débat, voyons d'abord dans quel contexte politique et économique la TPS a été adoptée au début des années 90.

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