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Abdul Rahman libéré

Radio-Canada

L'Italie se dit prête à accueillir l'Afghan libéré lundi soir après avoir risqué la peine de mort pour s'être converti au christianisme.

L'Italie a répondu à la demande d'Abdul Rahman qui avait lancé un appel à l'asile à la communauté internationale.

Le pays se dit prêt à accueillir l'Afghan libéré lundi soir après avoir risqué la peine de mort pour s'être converti au christianisme.

En attendant, il est encore sous la protection du gouvernement afghan, qui craint de nouvelles manifestations.

Lundi, entre 200 et 700 manifestants ont exigé, à Mazar-i-Sharif, dans le nord du pays, qu'Abdul Rahman soit jugé en vertu des lois islamiques et mis à mort pour s'être converti.

Les manifestants, pour la plupart issus d'une école coranique locale, ont dénoncé l'ingérence occidentale dans ce dossier controversé et ont aussi réclamé la mort de l'Amérique et du président américain, George W. Bush.

Cette réaction est survenue au lendemain de la décision de la Cour suprême de l'Afghanistan d'interrompre le procès d'Abdul Rahman, le juge ayant invoqué l'incapacité mentale. Un porte-parole de la Cour a indiqué que l'accusé avait lui-même admis entendre des voix.

Arrêté il y a trois semaines, Abdul Rahman, 41 ans, risquait la peine de mort, en vertu de la charia, la loi islamique.

Abdul Rahman s'est converti au christianisme il y a 16 ans. Il travaillait alors pour une organisation non gouvernementale chrétienne au Pakistan. Après un séjour de neuf ans en Allemagne, il est revenu en Afghanistan en 2005.

Le président afghan Hamid Karzai se trouvait dans une position délicate, devant trouver l'équilibre entre le respect absolu de la charia prôné par les religieux conservateurs afghans et la liberté de culte défendue par l'Occident.

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