Mostafa Dadar expulsé
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Les autorités canadiennes ont expulsé vers l'Iran un résident du Nouveau-Brunswick, en dépit d'une recommandation contraire des Nations unies.
Les autorités canadiennes ont expulsé vers son pays d'origine, dimanche, un résident du Nouveau-Brunswick en provenance d'Iran.
La Cour fédérale a refusé de s'opposer à son renvoi, en dépit d'une décision des Nations unies, et même si l'homme de 55 ans affirme qu'il y sera torturé et exécuté.
Son avocat, Richard Albert, avait demandé demandé à l'ONU et au ministre fédéral de l'Immigration et de la Citoyenneté, Monte Solberg, d'empêcher l'expulsion. « C'est la première fois que le Canada rejette une décision des Nations unies à propos de la torture et cela est un précédent très dangereux pour le Canada », estime-t-il.
Me Albert poursuivra ses démarches entreprises pour démontrer que son client a été victime d'une erreur judiciaire.
Le Comité des Nations unies contre la torture a décrété en décembre dernier que l'expulsion de Mostafa Dadar contreviendrait à la Convention sur la torture. Dans un arrêt rendu tard vendredi soir, une juge de la Cour fédérale a toutefois estimé que le gouvernement n'avait pas à se plier au jugement onusien.
Le ministère fédéral de l'Immigration et de la Citoyenneté invoque le passé criminel de Mostafa Dadar pour expliquer sa décision.
En plus d'avoir été accusé d'agression physique contre son ex-épouse et sa fillette au début des années 1990, il a été reconnu coupable d'avoir battu gravement sa petite amie. Pour ce geste, qu'il n'a jamais admis avoir commis, il a écopé de 8 ans de prison.
Mostafa Dadar a connu la torture dans les prisons iraniennes dans les années 80, pour avoir participé à une tentative de coup d'État contre l'ayatollah Khomeiny.
