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Les pacifistes du monde entier manifestent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De Sydney à Londres, en passant par Karachi et Montréal, des milliers de personnes participent aux marches pour dénoncer la guerre en Irak. La participation est cependant moins importante que prévu.

Il y a maintenant trois ans que les troupes de la coalition dirigée par les États-Unis déferlaient sur le territoire irakien à la recherche d'armes de destruction massive.

Dans son allocution radiophonique hebdomadaire, samedi, le président américain George W. Bush a estimé que l'invasion de l'Irak était « la bonne décision », même si aucune trace des armes en question n'a jamais été retrouvée.

Pour le président Bush, qui peine de plus en plus à convaincre sa propre population des bienfaits de l'intervention, « l'Amérique et le reste du monde jouissent aujourd'hui de davantage de sécurité sans Saddam Hussein au pouvoir ».

Manifestations à travers le monde

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté partout sur la planète, samedi, pour souligner le troisième anniversaire de l'invasion de l'Irak.

En Australie, ils n'ont été que 500 à manifester dans les rues de Sydney pour dénoncer la guerre et la présence d'un fort contingent de militaires australiens en Irak et dans les pays limitrophes.

À Londres, les autorités ont estimé que quelque 15 000 personnes ont participé à la manifestation pacifiste. Les organisateurs, quant à eux, évaluent la participation entre 80 000 et 100 000 personnes.

Des dizaines de milliers d'Italiens ont aussi demandé le retrait des troupes italiennes d'Irak lors d'importantes manifestations dans les rues de Rome et Milan.

D'autres manifestations se sont déroulées dans différentes villes de la Turquie, de la Grèce, de l'Espagne, du Portugal, de l'Allemagne, de l'Autriche, de la Suède et du Danemark.

Aux États-Unis, le mouvement antiguerre a mobilisé relativement peu de manifestants, bien que la popularité du président George W. Bush soit au plus bas.

Seulement un millier de personnes se sont déplacées à New York, autant à Washington et à Los Angeles, et quelques milliers à San Francisco. Le collectif antiguerre ANSWER avait pourtant appelé à plus de 400 manifestations dans tous les États-Unis.

Au Pakistan, des centaines de personnes sont descendues dans les rues de grandes villes aux cris de « À bas les États-Unis ».

Au Japon, environ 2000 personnes ont défilé dans le centre-ville de Tokyo.

D'autres manifestations sont prévues ce week-end en Corée du Sud, troisième contingent de soldats en Irak après les États-Unis et la Grande-Bretagne, ainsi qu'en Malaisie.

L'Afghanistan, autre enjeu pour les Canadiens

Au Canada, les manifestations sont également l'occasion de réclamer le retour des 2300 soldats canadiens déployés à Kandahar, en Afghanistan.

Selon Ensemble contre la guerre, un des groupes responsables de l'organisation des manifestations, l'Afghanistan sera pour les troupes canadiennes ce que l'Irak est aux forces américaines. Du même souffle, les manifestants demandent à Ottawa d'accorder l'asile aux soldats déserteurs de l'armée américaine.

À Montréal, quelques centaines de personnes se sont réunies au centre-ville à l'appel du Collectif échec à la guerre. Le porte-parole du Collectif, Raymond Legault, a prononcé un discours dans lequel il a fustigé l'occupation américaine en Irak. Il a aussi réclamé le retrait des troupes canadiennes d'Afghanistan et la fin du « partenariat militaire plus étroit qui existe maintenant avec les États-Unis ».

Il y a trois ans, plus de 100 000 personnes avaient envahi le centre-ville de Montréal pour dénoncer la présence américaine en Irak. L'an dernier, la marche avait réuni quelque 3000 manifestants.

À Toronto, la manifestation a regroupé plus d'un millier de personnes devant le consulat américain. Elle était organisée par plusieurs organisations, notamment Christian Peacemaker Teams.

Quatre membres de cette ONG ont été enlevés en Irak, le 26 novembre. L'otage américain Tom Fox a été tué, et on est toujours sans nouvelles des Canadiens James Loney et Harmeet Singh Sooden et du Britannique Norman Kember.

À Ottawa, quelques centaines de personnes ont défilé entre l'ambassade des États-Unis et le Parlement.

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