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Les femmes autochtones victimes d'injustice lors de divorce

Radio-Canada

Actuellement, un vide juridique dans la Loi fédérale sur les Indiens fait en sorte que, dans les cas de divorce ou de rupture, les hommes héritent presque toujours des résidences familiales.

À l'occasion de la Journée internationale de la femme, mercredi, des femmes autochtones du Manitoba en ont profité pour rappeler l'injustice dont elles sont victimes en ce qui a trait à leurs droits de propriété sur les réserves autochtones. Actuellement, un vide juridique dans la Loi fédérale sur les Indiens fait en sorte que, dans les cas de divorce ou de rupture, les hommes héritent presque toujours des résidences familiales.

Les provinces ont compétence en matière de droits civils et de propriété et ont adopté des lois pour protéger les intérêts des conjoints à l'égard des biens matrimoniaux, comme les résidences familiales. Toutefois, les réserves sont des territoires fédéraux, et la Loi sur les Indiens ne traite pas de la propriété des biens immobiliers, ce qui crée un vide juridique.

Keely Ten Fingers, analyste de politiques à l'Assemblée des chefs du Manitoba, explique que les femmes sont souvent obligées de quitter la réserve avec les enfants dont elles ont la garde, parce qu'il y a une pénurie de logements dans les communautés autochtones. Ces femmes s'établissent donc en ville, sans aide financière du gouvernement fédéral, et survivent dans des conditions difficiles.

Des conseils de bande ont adopté certaines pratiques pour diviser les biens immobiliers plus équitablement entre les conjoints, mais ces mesures n'ont aucune base légale. Keely Ten Fingers soutient que les Premières nations évaluent les façons d'accorder plus de droits de propriété aux femmes. Le ministère des Affaires indiennes et du Nord a également entrepris un processus de révision de la loi.