Le Canada n'y échappera pas

Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Les experts de l'Agence de santé publique du Canada estiment qu'une pandémie mondiale de grippe est inévitable au cours des prochaines années et que le Canada ne devrait pas y échapper.
Lors d'un point de presse, vendredi, à Ottawa, des hauts responsables des services sanitaires canadiens et ontariens ont affirmé que le Canada sera théoriquement prêt à affronter le virus au moment venu.
Ainsi, pour faire face à un scénario dans lequel plus de 35 % de la population canadienne serait touchée, au plus fort d'une pandémie qui pourrait durer de 18 à 24 mois, les autorités ont déjà entreposé quelque 36 millions d'antiviraux.
Si ces antiviraux ne peuvent que ralentir la propagation du virus, les experts estiment être en mesure de produire, 3 à 6 mois après l'identification de la souche virale, plus de 8 millions de vaccins par mois.
Il faut s'attendre, toujours selon le scénario le plus pessimiste, à ce qu'entre 11 000 et 58 000 Canadiens meurent du virus.
En outre, le Plan canadien de lutte contre la pandémie d'influenza, en place depuis 2004, prévoit plusieurs mesures afin de contrôler autant que possible une éventuelle mutation transmissible d'humain à humain de la grippe aviaire.
Mis à part le stockage d'antiviraux, les autorités se sont penchées sur des mesures destinées à ralentir la propagation. Écoles et garderies devraient être rapidement fermées, et les travailleurs infectés seraient appelés à demeurer à la maison pour éviter d'infecter leurs collègues.
Une grande pandémie survient généralement tous les 30 ou 40 ans. La dernière importante, la grippe de Hong Kong, a fait entre 750 000 et 2 millions de victimes dans le monde entre 1968 et 1969. La plus mortelle du siècle dernier, la grippe espagnole, a tué entre 40 et 50 millions de personnes, dont 150 000 au Canada, en 1918-19.
