•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'opposition s'en prend à Jean Charest

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour le chef du Parti québécois André Boisclair, le départ du Conseil des ministres de Thomas Mulcair prouve que Jean Charest ne tolère pas la dissension.

Le chef du Parti québécois, André Boisclair, affirme que le premier ministre du Québec, Jean Charest, est incapable de tolérer la dissension au sein de son Conseil des ministres.

Commentant mardi le remaniement ministériel annoncé la veille à Québec, le chef du PQ a expliqué qu'à ses yeux, le départ de Thomas Mulcair, s'ajoutant à celui d'Yves Séguin des Finances et à l'exclusion du Conseil des ministres de Pierre Paradis, prouve que M. Charest ne tolère pas les opinions contraires aux siennes.

Si M. Mulcair a perdu son poste de ministre de l'Environnement parce qu'il n'a pas su engager le dialogue avec les groupes environnementaux, André Boisclair dit ne pas comprendre pourquoi cet argument n'a pas joué dans le cas de Carole Théberge, ministre de la Famille, qui a éprouvé beaucoup de difficultés à faire passer sa réforme de la Loi sur les Centres de la petite enfance.

Pour sa part, Mario Dumont de l'Action démocratique du Québec voit dans ce remaniement de l'improvisation, « c'est comme si on sortait les meubles pendant un incendie », dit le chef adéquiste.

M. Dumont estime qu'avec ce remaniement, Jean Charest a affaibli son cabinet, plutôt que d'écarter « le bois mort ».

En annonçant le remaniement lundi, le premier ministre Charest a indiqué qu'il avait offert le poste de ministre responsable des Services gouvernementaux à M. Mulcair, mais que celui-ci avait refusé.

« L'idée, c'est de placer les bonnes personnes au bon endroit, au bon moment », a répété M. Charest à plusieurs reprises. Il a éludé les questions sur la performance de M. Mulcair à l'Environnement, notamment en ce qui a trait aux relations avec Ottawa.

Avec ce remaniement, le député d'Outremont, Raymond Bachand, devient ministre du Développement économique, remplaçant à ce poste Claude Béchard, qui succède à Thomas Mulcair à l'Environnement.

D'autre part, Henri-François Gautrin, déjà responsable du gouvernement en ligne, hérite des Services gouvernementaux, dont le titulaire était Pierre Reid. Celui-ci se retrouve également hors du Conseil des ministres.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.