L'idée d'une carte d'identité nationale réapparaît

Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.
Le nouveau ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day, soutient que les Canadiens devront éventuellement posséder un tel document pour voyager à l'extérieur du pays.
Les Canadiens devront se faire à l'idée de posséder une carte d'identité nationale, en plus de leur passeport, pour voyager à l'extérieur du pays. C'est du moins ce qu'affirme le nouveau ministre de la Sécurité publique, Stockwell Day.
Dans une entrevue accordée à la Presse canadienne, M. Day a fait remarquer que le Parlement britannique venait d'adopter un projet de loi en ce sens et que le Canada n'aura pas le choix d'emboîter le pas.
Le ministre soutient que le but d'instaurer un système d'identification des voyageurs est de permettre aux citoyens « honnêtes » de pouvoir passer sans difficulté et rapidement toutes les frontières, et pas seulement celles existant en Amérique du Nord.
Selon M. Day, la carte d'identité permettrait aussi d'empêcher les gens qui représentent une menace d'entrer ou de sortir du pays.
Originalement, l'idée d'imposer une telle mesure avait pris naissance peu après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis. Stockwell Day reconnaît que l'idée a refait surface cette semaine lors d'une discussion avec le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, Michael Chertoff.
En 2003, l'ancien ministre libéral Denis Coderre avait lui-même proposé l'instauration d'un telle carte, soutenant qu'elle pourrait contenir des données qui ne sont pas disponibles dans un passeport. Sa proposition n'avait cependant pas reçu beaucoup d'appuis, en raison de son coût de mise en marché, estimé à 5 milliards de dollars.
Dernièrement, les autorités américaines avaient songé à obliger les Canadiens à montrer leur passeport pour traverser la frontière. Plusieurs voix s'étaient élevées au Canada pour dénoncer la possibilité de l'imposition d'une telle mesure, qui réduirait considérablement la fluidité des échanges commerciaux, déjà très denses, entre les deux pays.
