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Un ancien lobbyiste à la tête de l'armée

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Plusieurs observateurs de la scène politique canadienne déplorent que le nouveau ministre de la Défense, Gordon O'Connor, soit un ancien lobbyiste qui faisait de démarchage auprès d'Ottawa pour d'importants fournisseurs de matériel militaire.

Ils sont nombreux à craindre, à Ottawa, que l'indépendance du nouveau ministre de Défense, Gordon O'Connor, ne soit compromise par son ancien travail de lobbyiste pour le compte de fournisseurs d'équipement militaire tels Airbus, BAE Systems, General Dynamics ou bien Raytheon, l'entreprise américaine liée au bouclier antimissile américain.

Selon Duff Conacher, de l'organisme « Démocratie en surveillance », la nomination de M. O'Connor dans le cabinet Harper « n'envoie pas le bon message ».

Le ministre O'Connor, un ancien général de l'Armée canadienne responsable des ressources militaires, travaillait jusqu'en 2004 pour l'entreprise privée Hill and Knowlton Canada. Ainsi, tout au long des années 1990, M. O'Connor se consacrait essentiellement à organiser des rencontres et à établir des contacts entre des grands marchands d'armes et des représentants du gouvernement.

Toutefois, le ministre O'Connor estime pour sa part que depuis qu'il a quitté son emploi de lobbyiste pour se consacrer à sa carrière politique, il n'a conservé aucun lien avec ce milieu.

« Je n'ai aucune action d'entreprise, je n'ai aucune rémunération provenant d'une entreprise, je ne suis engagé envers aucune compagnie, alors il n'y a pas à s'inquiéter », a-t-il expliqué.

Duff Conacher n'en demeure pas moins convaincu que les décisions que prendra bientôt le nouveau ministre de la Défense vont nécessairement toucher ses anciens clients.

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