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Québec solidaire voit le jour

Radio-Canada

La formation politique issue de l'Union des forces progressistes et d'Option citoyenne adopte la déclaration de principes définissant les grandes orientations du nouveau parti.

La gauche québécoise a un nouveau nom: Québec solidaire.

La nouvelle formation politique issue de la fusion de l'Union des forces progressistes (UFP), d'Amir Khadir, et d'Option Citoyenne, de Françoise David, tient depuis vendredi et jusqu'à dimanche son congrès de fondation, organisé à l'Université de Montréal.

Les quelque 800 délégués des deux mouvements ont donc préféré Québec solidaire aux autres noms proposés pour la nouvelle formation: Union citoyenne, Union citoyenne du Québec et Union des forces citoyennes. L'appellation Québec solidaire est inspirée du manifeste Pour un Québec solidaire.

« Ce nom exprime vraiment ce qu'on est, qui on est, et j'espère que tout le monde, au Québec, nous appelera les solidaires », a déclaré Mme David.

Il a toutefois été impossible de s'entendre sur un logo. Les modèles proposés étaient jugés, par certains, trop à droite.

Féministe, de gauche, écologiste et souverainiste

Les membres, qui auront à rédiger un nouveau programme détaillé, se sont entendus sur une déclaration de principes. Le nouveau parti de gauche, qui dit souhaiter changer l'image de la politique, se définit comme écologiste, féministe, altermondialiste, dévoué au bien commun, souverainiste et ouvert aux revendications des autochtones.

Dimanche, Québec solidaire devra élire son comité de coordination nationale, sorte d'exécutif, qui devra obligatoirement compter autant d'hommes que de femmes.

Le parti, n'aura pas de chef, mais deux porte-parole, vraisemblablement Amir Khadir et Françoise David. Les deux mouvements disposent ensemble d'un peu moins de 5000 membres. La décision d'unir l'UFP et Option citoyenne a été prise par leurs membres l'automne dernier, lors de leurs congrès respectifs.

M. Khadir croit que la création de ce parti enverra un avertissement à l'aile gauche du Parti québécois. Il espère que l'organisation saura recruter le plus grand nombre de membres possible.

La quadrature de la souveraineté

La naissance de la nouvelle formation politique irrite le Parti québécois, qui craint qu'elle n'entraîne une division du vote souverainiste dans certaines circonscriptions, lors des prochaines élections.

L'ex-premier ministre Jacques Parizeau n'a d'ailleurs pas caché son manque d'enthousiasme quant à la venue sur la scène politique du nouveau parti. Lors d'une assemblée devant des étudiants de l'Université Laval, jeudi, le grand stratège de la campagne référendaire de 1995 a soutenu que la cause souverainiste ne profitait en rien de l'éparpillement de ses militants au sein de plusieurs partis.

Le Parti québécois avait d'ailleurs permis la création en son sein, en 2004, du SPQ Libre, un club politique composé de syndicalistes bien connus, afin d'éviter la dispersion de sa frange de gauche, mal à l'aise avec les politiques économiques menées successivement sous les gouvernements de Lucien Bouchard et de Bernard Landry.

Le SPQ Libre enthousiaste

Pour sa part, le SPQ Libre a déclaré par voie de communiqué que Québec solidaire était « un joueur de plein droit sur l'échiquier politique ».

« Nous comptons bien pouvoir collaborer avec le Québec solidaire pour l'avancement de dossiers sociaux et syndicaux et nous sommes convaincus que nous saurons trouver avec eux une formule qui nous permettra d'unir nos forces pour renverser le gouvernement Charest dès la prochaine élection et avancer résolument vers la souveraineté du Québec » ont indiqué le président et le secrétaire du SPQ Libre, Marc Laviolette et Pierre Dubuc.