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Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Bombardier, société phare du Québec, traverse une zone de turbulence depuis 2002.

En dépit d'une vaste restructuration qui a entraîné le licenciement de 35 000 employés (30 % de ses effectifs), Bombardier n'a toujours pas retrouvé une croissance stable de ses profits.

Après avoir passé 3 années dans le rouge, l'entreprise montréalaise est redevenue rentable en 2006. N'est-ce qu'une éclaircie ou s'agit-il d'un véritable retour à la rentabilité?

Les problèmes ont commencé en 2001 avec les attentats terroristes du 11 septembre aux États-Unis qui ont plongé l'industrie aérienne dans l'une des pires crises de son histoire.

Les gros clients de Bombardier tombent comme des mouches. United Airlines, US Airways, Delta Airlines et Northwest Airlines se sont tous placés sous la protection de la loi américaine sur les faillites.

Du côté du transport ferroviaire, les choses ne vont guère mieux. L'acquisition, en 2001, de la société européenne Adtranz a laissé Bombardier avec un trop grand nombre d'usines dont certaines ne fonctionnent qu'à 50 % de leur capacité.

En 2003, sous l'égide de Paul Tellier, Bombardier annonce une vaste restructuration et la fermeture de plusieurs installations en Europe.

Durant 3 années consécutives (exercices financiers clos les 31 janvier 2003, 2004 et 2005), Bombardier est déficitaire et perd plus de 800 millions de dollars américains.

Après le départ subit de Paul Tellier, en décembre 2004, avant même la fin de son mandat, Laurent Beaudoin, qui a dirigé Bombardier de 1979 à 1998, revient à la tête de l'entreprise.

M. Beaudoin réussira-t-il à redonner à Bombardier son lustre d'autrefois? Quel est l'avenir de l'entreprise sans la CSeries, sa nouvelle gamme d'avions de 110 à 130 places dont le projet a été mis en veilleuse?

Avant de tenter de répondre à ces questions, traçons d'abord l'histoire de ce géant qui est devenu le plus grand fabricant de matériel ferroviaire au monde et le 3e avionneur commercial après Airbus et Boeing.

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