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L'ambassadeur des États-Unis veut calmer le jeu

Radio-Canada

Commentant la rebuffade que lui a adressée le premier ministre désigné, Stephen Harper, David Wilkins insiste pour dire qu'il n'a fait que réitérer la position américaine officielle dans ce dossier.

Critiqué par le premier ministre désigné, Stephen Harper, pour ses propos sur la souveraineté de l'Arctique, l'ambassadeur des États-Unis au Canada, David Wilkins, veut mettre un terme à la controverse.

Rencontrant la presse au terme d'un discours à la Chambre de commerce de Québec, M. Wilkins a déclaré que ses propos de mercredi à London ne faisaient qu'énoncer la position officielle des États-Unis sur la question de la souveraineté des eaux du passage du Nord-Ouest, dans l'Arctique.

Lors d'un échange avec des étudiants à l'Université Western Ontario, l'ambassadeur avait déclaré que Washington ne reconnaissait pas la souveraineté canadienne sur l'Arctique. Il avait ajouté que d'autres pays ne la reconnaissaient pas non plus, faisant référence à des pays européens, le Danemark entre autres.

M. Wilkins avait ajouté que l'intention du Canada d'intensifier sa présence dans l'Arctique revenait à « créer un problème là où il n'y en a pas », ce qui a entraîné une réaction de la part du premier ministre désigné Stephen Harper.

Jeudi, lors de son premier point de presse, M. Harper a adressé une rebuffade au représentant de la Maison-Blanche. « Les États-Unis défendent leur souveraineté, nous défendrons la nôtre. Nous tenons notre mandat de la population canadienne et non de l'ambassadeur des États-Unis », a déclaré le futur premier ministre, qui sera assermenté le 6 février.

Prudent, l'ambassadeur a rappelé vendredi que Washington défendait sa position sur la souveraineté territoriale de l'Arctique depuis plusieurs décennies.

Il a ajouté que s'il y a un problème à régler sur cette question, cela se fera de la façon habituelle, par un dialogue de gouvernement à gouvernement.

Interrogé par ailleurs sur les intentions du premier ministre désigné de consacrer plusieurs milliards de dollars au renforcement de la présence canadienne dans l'Arctique, l'ambassadeur américain a répondu que les décisions militaires canadiennes relevaient du gouvernement canadien.

Le 22 décembre, en pleine campagne électorale, M. Harper a annoncé qu'un gouvernement conservateur investirait plusieurs milliards de dollars pour assurer la souveraineté canadienne sur l'Arctique. Son plan prévoit la construction de trois brise-glace militaires et d'un port d'attache à Iqaluit.

Il a aussi promis la mise en place dans les eaux arctiques d'un réseau de détecteurs sous-marins pour garder l'oeil sur les navires étrangers, en plus d'affecter des avions à la surveillance du ciel nordique.

La question de la souveraineté sur l'Arctique est revenue à l'avant-plan de l'actualité au cours de la récente campagne électorale, quand des rumeurs ont fait état de la présence d'un sous-marin nucléaire américain dans le passage du Nord-Ouest.

Des observateurs font remarquer que la question de la souveraineté sur l'Arctique se pose avec de plus en plus d'acuité, au moment où la fonte des glaces permet de prévoir d'importantes activités de transport commercial dans cette région.

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