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Les canons libéraux tonnent

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

En point de presse, sept ministres libéraux sortants de la région de Montréal mettent en garde les Québécois contre le danger que représenterait selon eux un gouvernement dirigé par Stephen Harper.

À trois jours du scrutin fédéral, sept ministres libéraux sortants de la région montréalaise se sont unis pour mener une charge à fond de train contre les conservateurs, évacuant presque entièrement le Bloc de leur message.

Jean Lapierre, Pierre Pettigrew, Liza Frulla, Lucienne Robillard, Stéphane Dion, Irwin Cotler et Jacques Saada, qui avaient convoqué la presse, ont tour à tour critiqué les politiques conservatrices dans leurs responsabilités respectives.

« M. Harper s'est calmé un peu pendant l'élection, mais vous n'avez pas vu la vraie nature de Bernadette, par exemple! », s'est exclamé le lieutenant de Paul Martin au Québec, Jean Lapierre, en référence au film de Gilles Carle. « Quand ses candidats et candidates, on va leur enlever la muselière [...], je peux vous dire qu'il y beaucoup d'éléments d'extrême droite et que le vieux fond [du Parti] réformiste va refaire surface. »

Présentant Stephen Harper comme un « émule de George Bush », M. Lapierre a en outre soutenu que libéraux et conservateurs présentaient « deux univers de valeurs » bien différents. Évoquant le droit des femmes, le protocole de Kyoto sur la réduction des gaz à effet de serre et les mariages gais, il a soutenu qu'un Canada dirigé par Stephen Harper effectuerait un retour en arrière.

Parallèlement, Lucienne Robillard, coprésidente de la campagne et ministre sortante des Affaires intergouvernementales, dit comprendre le désir de changement dans la population après plusieurs années de gouvernement libéral, mais met en garde les électeurs contre le changement à tout prix.

« On ne veut pas que notre politique étrangère soit faite à Washington », a renchéri le ministre sortant des Affaires étrangères, Pierre Pettigrew. En guise d'arguments, il a évoqué le fait que les conservateurs envisagent de faire participer le Canada au projet américain de bouclier antimissile et leur appui à la guerre en Irak. Vantant la gestion libérale du litige du bois d'oeuvre entre Ottawa et Washington, il a soutenu qu'il ne fallait pas « s'écraser devant les Américains » même s'il y a entre les deux partenaires une « excellente entente commerciale ».

Stéphane Dion a opposé la position de Paul Martin à l'« abdication de M. Harper » dans la lutte contre les effets de serre. Le Canada risque de « se déshonorer » à la face du monde s'il ne respecte pas ses engagements envers le protocole de Kyoto, comme le suggèrent les conservateurs.

Liza Frulla a quant à elle rappelé les inquiétudes du milieu de la culture quant à la diversité culturelle et la perspective de coupures sous un gouvernement conservateur.

De son côté, Jacques Saada a vanté la performance économique du Canada sous le gouvernement libéral et dit craindre pour l'appui aux infrastructures afin de développer les régions. Enfin, Irwin Cotler s'est inquiété pour « les plus vulnérables » de notre société, les enfants, les femmes et les minorités, notamment. « Nous sommes le parti de la Charte », a-t-il fait soutenu.

Fait à signaler, seuls Jacques Saada et Pierre Pettigrew s'en sont également pris au Bloc québécois, dénonçant son « impuissance » à s'opposer aux conservateurs.

Les sondages indiquent que plusieurs des candidats libéraux présents lors du point de presse sont en danger.

Le vrai Stephen Harper, vu par Paul Martin

Lors d'un point de presse donné à Toronto, jeudi, Paul Martin a réitéré ses attaques à l'endroit de son rival conservateur sur la question du mariage des couples de même sexe et le droit des femmes, une allusion au droit à l'avortement. Il s'est même demandé si Stephen Harper nommerait à la Cour suprême « des candidats qui partagent ses opinions politiques ».

« On commence maintenant à connaître le vrai Stephen Harper », a-t-il lâché, en accusant son adversaire de proposer « l'agenda le plus conservateur que ce pays ait jamais vu, [...] tiré de l'extrême droite des États-Unis ».

« Si les électeurs progressistes veulent élire quelqu'un pour arrêter l'agenda de M. Harper, pas besoin de chercher ailleurs, je suis leur homme », a martelé M. Martin, courtisant ouvertement les partisans du NPD, du Parti vert et les anciens progressistes-conservateurs.

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