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Jeanson suspendue à vie

Radio-Canada

Un test inopiné lors du Tour de Toona 2005 révèle la présence massive d'EPO dans l'urine de Geneviève Jeanson. Elle met fin à sa carrière, mais amorce un combat juridique pour blanchir sa réputation.

Le quotidien La Presse a révélé jeudi matin que la cycliste québécoise Geneviève Jeanson était suspendue à vie par l'Association cycliste américaine pour avoir échoué à un test antidopage à l'érythropoïétine (EPO).

Le test d'urine inopiné a révélé une présence importante d'EPO lors du prologue, un contre-la-montre, du Tour de Toona, en Pennsylvanie, le 25 juillet dernier.

La suspension est aussi sévère parce que l'infraction de l'athlète de 24 ans est considérée comme une récidive. Mme Jeanson avait omis de se présenter à un contrôle antidopage à la fin d'une étape de la Flèche Wallonne, en 2004.

Une telle omission est considérée comme un échec à un test antidopage, et est assortie d'une suspension de deux ans dans le cas d'une première offense.

Elle avait réussi à éviter la suspension, mais l'omission est demeurée à son dossier.

Retraite et procédures

À la suite de cette décision, Geneviève Jeanson a décidé de mettre un terme à sa carrière, mais veut tenter de blanchir sa réputation.

Elle entreprend une bataille juridique pour prouver qu'elle n'a jamais pris de produits dopants. Son avocat Jean-Pierre Bertrand fera valoir que l'athlète a un corps d'exception dont les paramètres physiologiques sont différents de la majorité de la population.

Le triathlonien belge Rutger Beke a récemment obtenu gain de cause de cette façon.

Une carrière chargée

Le parcours de Mme Jeanson est jalonné de démêlés avec les instances antidopage. En 2001, l'orthopédiste Maurice Duquette a avoué lui avoir prescrit et administré de l'EPO. Ce dernier a tenté de se rétracter par la suite, mais on lui a refusé le droit de changer son témoignage.

Mme Jeanson a ensuite été interdite de course aux Championnats du monde de Hamilton, en octobre 2003, pour avoir présenté un hématocrite trop élevé avant le départ de la course. Le taux maximal accepté par l'Union cycliste internationale (UCI) pour une femme est de 47. Pierre Foglia révèle jeudi matin dans La Presse que celui de Mme Jeanson était de 56 à ce moment.

Un taux élevé de globules rouges facilite l'oxygénation des muscles, mais indique également que le sang est plus épais, plus visqueux. L'UCI ne considère pas un hématocrite trop élevé comme un échec à un test antidopage, mais interdit le départ à ces coureurs pour des raisons de sécurité.

L'histoire de l'hématocrite se répète à la Flèche Wallone, une étape de la Coupe du monde, en avril 2004. L'échantillon B infirme toutefois le résultat de l'échantillon A et Mme Jeanson peut prendre le départ. Sommée de se rendre à un contrôle antidopage à la fin de la course, elle omet de s'y présenter.

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