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Le pétrole en hausse

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2006 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les troubles qui ont lieu au Nigeria et la crise du nucléaire iranien risquent de provoquer, dans les semaines à venir, une nouvelle flambée du prix de l'or noir. Le brut de la mer du Nord a atteint 63,06 $US lundi.

Sommes-nous à la veille d'une nouvelle crise pétrolière? Des facteurs géopolitiques portent à croire que les prix du pétrole connaîtront une hausse importante dans les semaines à venir.

Au Nigeria, des troubles persistants depuis plusieurs semaines ont conduit la compagnie Shell à fermer quatre de ses centres de pompage de pétrole dans le pays.

Dimanche, une attaque d'une station de pompage dans le delta du Niger, au sud du pays, a causé la mort de plusieurs personnes.

Mercredi dernier, des militants armés ont attaqué une plate-forme off-shore de Shell et ont pris en otages quatre employés étrangers. Cette attaque a obligé Shell a évacué l'installation et à la suspension du pompage.

Le même jour, un oléoduc a été endommagé dans la même région.

Ces violences ont provoqué la perte pour Shell de 226 000 barils de pétrole brut par jour, soit plus de 9 % de la production totale du Nigeria.

Le Nigeria est le onzième producteur mondial de pétrole, avec 2,5 millions de barils par jour.

L'os iranien

La crise du nucléaire iranien risque, elle aussi, de contribuer à la hausse du prix du pétrole.

Depuis que la crise s'est installée entre l'Iran, l'Europe et les États-Unis au sujet de la relance de ses activités nucléaires, l'Iran utilise l'arme du pétrole et menace de faire augmenter les prix du brut.

Le ministre iranien de l'Économie a averti que toute sanction contre son pays entraînerait une hausse des prix du pétrole, plus forte qu'attendu.

Par ailleurs, l'Iran prône une baisse du quota de production de L'Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP) au premier trimestre 2006.

Le ministre du Pétrole iranien estime que l'OPEP devrait baisser sa production actuelle d'un million de barils par jour.

L'Iran est le deuxième producteur de pétrole de l'OPEP avec des exportations de 2,7 millions de barils par jour.

Cette perspective inquiète le marché pétrolier, car même une mince réduction par l'Iran aurait un effet immédiat sur les cours du pétrole.

À Londres, le brut de la mer du Nord a augmenté lundi de 61 ¢US pour atteindre à la cloture 62,87 , tandis qu'à la Bourse de Toronto l'indice de l'énergie est en hausse de 2 %.

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