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Vladislav Tretiak se souvient

Radio-Canada

Vladislav Tretiak demeure, à ce jour, l'une des figures les plus connues et appréciées par les amateurs de hockey partout dans le monde. Il conserve de précieux souvenirs de ses présences en Amérique du Nord.

Vladislav Tretiak demeure, à ce jour, l'une des figures les plus connues et appréciées par les amateurs de hockey partout dans le monde. Celui qui a fait écarquiller les yeux de tout le monde lors de la Série du Siècle en 1972, conserve de précieux souvenirs de ses présences en Amérique du Nord.

« J'ai participé à plusieurs grands matchs là-bas. Le 2 septembre 1972, c'était le premier affrontement contre les professionnels de la LNH. Il y a aussi eu la Coupe Canada 1981. Je crois que les Canadiens n'aiment pas se rappeler ces soirées-là », a dit Tretiak.

Il semble que le grand gardien possède une mémoire sélective en préférant oublier la Coupe Canada 1976. Passons.

« Le 31 décembre 1975 restera une date spéciale pour toujours. Tous les matchs que j'ai joués au Forum sortaient de l'ordinaire. J'aimais cet endroit. Dommage que l'on en ait fait des salles de cinéma. L'ambiance était spéciale. Nettement mieux qu'au Madison Square Garden de New York où cette série de matchs avait commencé. »

Réputations

« Nous avions beaucoup entendu parler du Canadien de Montréal et des succès de cette équipe. L'entraîneur Scotty Bowman dirigeait de manière très différente. La grande vitesse et le mode de changement de trios en cours de jeu étaient les marques de commerce montréalaises. »

Tretiak se souvient avoir eu très chaud. « Nos maillots étaient en laine. Nos arénas en Union soviétique étaient beaucoup plus froids. Après une période, nous avions sué à grosses gouttes. Le Canadien avait pris les devants 2 à 0, mais nous n'avons pas baissé les bras. »

Les Russes avaient connu une meilleure 2e période, mais l'écart était demeuré le même (3-1) grâce à un but réussi en avantage numérique par Yvan Cournoyer. « Nous avions tout de même retrouvé notre souffle et nous avions réussi à créer l'égalité par l'entremise de Valeri Kharlamov et Alexandrov. Ce match nul était, je crois, un bon résultat pour tout le monde »

Un peu d'aide

Tretiak raconte une anecdote qu'il trouve amusante, mais qui n'a certainement pas fait sourire personne dans le camp du Tricolore quand elle s'est produite.

« L'arbitre du match, M. Karandin, était russe. Mais nous devions jouer selon les règles en vigueur dans la LNH. À un moment donné, Guy Lafleur est venu chercher une rondelle libre derrière mon filet. Il a effectué une belle passe vers le devant du but, où attendaient trois de ses coéquipiers. Mais Karadin a alors décérné un dégagement interdit. Je crois qu'il a peut-être voulu nous aider », a conclu Tretiak, un sourire dans la voix.

« Après la rencontre, notre équipe a été invitée au Consulat de l'U.R.S.S., à Montréal, où nous avons célébré le Nouvel An en buvant du champagne. Vraiment, que de bons souvenirs... »

Tretiak est aujourd'hui membre du parlement russe à Moscou. Il travaille en ce moment à la mise en place d'un projet pour la construction d'un nouvel amphithéâtre dédié au hockey.

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