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Yvan Cournoyer: la fierté d'abord

Radio-Canada

Yvan Cournoyer se souvient très bien de cette veille du Jour de l'An 1975. Le « Roadrunner » ne voulait pas le perdre ce duel attendu face à l'équipe de l'Armée rouge.

Yvan Cournoyer se souvient très bien de cette veille du Jour de l'An 1975. Le « Roadrunner » ne voulait pas le perdre, ce duel attendu face à l'équipe de l'Armée rouge. Cournoyer avait en mémoire la défaite de 7 à 3 encaissée 3 ans plus tôt, au Forum, lors de la fameuse Série du siècle.

Cette fois, l'honneur et la fierté d'un club de hockey et d'une ville s'ajoutaient à celle de tout un pays. Quand on lui demande de refaire ce voyage dans le temps pour nous, Cournoyer est catégorique.

« C'était très différent par rapport à 1972. On savait davantage à quoi nous attendre. Je savais que le Canadien formait une excellente équipe. On voulait prouver que l'on pouvait les battre sans avoir recours à un groupe de joueurs étoiles », lance d'abord Cournoyer.

L'ailier droit ultrarapide se souvient que le Tricolore avait disputé un fort match. « Je pense que nous avions dominé quelque chose comme 33-13 (38-13 en fait) dans les tirs au but. Sans Vladislav Tretiak, on aurait gagné ce match. On a aussi touché la barre horizontale en fin de partie. »

Le travail

Dans le vestiaire, les joueurs du Canadien savaient qu'ils ne devaient pas cesser de travailler. « Nous voulions absolument gagner. C'était aussi un peu politique. En face, c'était les communistes. Il y avait une ambiance incroyable. C'est pour cela que les gens en parlent encore 30 ans après. C'est ce dont je suis le plus fier. C'est que les amateurs n'ont pas oublié. »

Cournoyer parle aussi des liens d'amitié qu'il a tissés avec certains des membres de l'équipe russe. Tretiak bien sûr, mais aussi Alexander Yakushev. « Ma femme et moi avons été invités en Russie, il y a trois ans, à l'occasion des 30 ans de la série de 1972. »

Plus récemment, à Drummondville, à l'occasion du match entre les juniors du Québec et de la Russie, Cournoyer a renoué avec une autre vieille connaissance.

« Vladimir Popov dirigeait les Russes. On a joué l'un contre l'autre le 31 décembre 1975. Il m'a remis des souvenirs, et c'était plaisant de se rappeler ensemble cette soirée. »

Changement

Comme tant d'entre nous, Cournoyer n'avait pas vu venir le jour où des Russes endosseraient le chandail du Canadien. « Avec 30 équipes, on n'avait pas le choix de regarder ailleurs que chez nous pour trouver des joueurs avec assez de talent pour la Ligue nationale. »

Heureux de voir la LNH offrir de nouveau un bon spectacle, Cournoyer est conscient que l'on ne pourra jamais revivre un tel événement. « On ne voit et on ne participe à ça qu'une fois dans une vie. Je suis content d'avoir eu cette chance ».

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