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Le projet d'Intersan soulève des doutes

Radio-Canada

Le candidat libéral Denis Paradis émet de sérieux doutes à l'égard du projet de site d'enfouissement, à l'instar de la Société de conservation du lac Lovering.

Le candidat libéral dans la circonscription de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, émet de sérieuses réserves quant au nouveau projet de site d'enfouissement d'Intersan, à Magog.

La firme a récemment proposé d'ériger un nouveau lieu d'enfouissement technique dont la capacité ne serait plus de 150 000 tonnes mais bien de 60 000 tonnes.

M. Paradis, qui est en campagne électorale, estime que la Commission mixte internationale (CMI) devrait se pencher sur la question, afin d'évaluer les impacts à long terme du projet. L'intervention de la CMI n'est toutefois effective que si les gouvernements canadiens et américains font une demande en ce sens.

« Tout ce que je souhaite, c'est que trois Canadiens et trois Américains, qui ont des équipes d'experts - ils sont 270 employés à la Commission mixte - nous regardent ça de façon indépendante et qu'ils nous donnent des garanties », soutient-il.

Denis Paradis établit un parallèle entre ce dossier et l'agrandissement du dépotoir de Coventry, au Vermont, un dossier qu'il suit de près depuis deux ans. Ce dépotoir est situé à proximité du principal tributaire du lac Memphrémagog.

Le site d'Intersan de Magog, lui, est situé à trois kilomètres du lac Lovering, qui se jette directement dans le lac Memphrémagog. Denis Paradis croit donc qu'Intersan doit subir le même test.

« Au même moment où je demande ça à mon voisin américain, je vais me permettre de me soustraire? J'ai de la difficulté avec ça », dit-il.

La Société de conservation du lac Lovering rejette également la nouvelle mouture du projet. La présidente de l'organisme, Martine Couture, a de sérieux doutes quant à l'emplacement du site en question. Elle dit trouver aberrant qu'un tel site se trouve à la tête d'un bassin versant.

Intersan n'est pas de cet avis. Des études d'impacts, actuellement entre les mains du ministère de l'Environnement, démontrent que l'agrandissement du site de Magog aurait des effets négligeables sur l'environnement, dit le directeur des affaires publiques de la firme, Martin Dussault.

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